‹ Essai sur le Gold Exchange StandardChapitre 12 sur 110 · Louis Baudin, ibid., p. 530, op. cit · texte numérisé non relu

Louis Baudin, ibid., p. 530, op. cit

ment de l’Extrême-Orient. Elle est parfois considérable (en 1924, 50 % de la production pour l’Inde seule) et a été facilitée par l’autorisation récemment donnée d’acheminer l’or directement du Transvaal vers l’Inde sans passer par Londres (août 1923). Evidemment, la venue d’une mauvaise récolte ou d’une crise atteignant certains produits (tels que le caoutchouc pour la Malaisie et Ceylan, le coton pour le Decan) la font baisser dans de fortes proportions. A Genève, les experts ont estimé que son accroissement était normalement de 1 %, chiffre qui nous paraît toutefois assez arbitraire. En effet, si l’existence d’un état de trouble latent dans les Indes la favorise plutôt, une augmentation de la sécurité à la fois politique et économique, dans ce même pays devrait, normalement, la faire baisser. D’autre part, l’argent était autrefois le métal précieux pour tout l’Extrême-Orient (et l’est encore jusqu’à un certain point) et, à la suite de son remplacement partiel par l’or, il devait fatalement s’ensuivre une augmentation de la thésaurisation de l’or au détriment de celle du métal blanc, causée par le remplacement de ce dernier par l’or. Mais cette augmentation de la demande, en vue du remplacement d’un métal par l’autre, doit s’atténuer et tendre vers un point de saturation.

Ces trois catégories de demandes ne sont pas parallèles bien qu’elles obéissent au même grand facteur général : la situation de l’économie mondiale. Doit-on considérer la demande industrielle comme tendant à évincer les deux autres, quelque soit la quantité de métal apportée sur le marché ? Les experts de Genève, à la suite de Leroy-Beaulieu, semblent l’admettre (et le craindre); M. Baudin, au contraire, incline vers l’opinion adverse ?.

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