‹ Essai sur le Gold Exchange StandardChapitre 14 sur 110 · S-AIX · texte numérisé non relu

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les prix et en remontant, par conséquent, la valeur de l’or 5.

Un autre élément important de la production de l’or est la faible proportion de l’extraction annuelle par rapport au stock existant de métal jaune #%. À combien se monte environ ce stock ? Il est difficile de l’évaluer exactement. Estimons-le approximativement à £ 2.336 millions (chiffre des encaisses des banques d'émission en 1929). Nous voyons aussitôt que les chiffres moyens de l’extraction d’une année, par exemple en 1928 : £83,7 millions (£-or) ne représentent

guère que 3,60 % du stock monétaire existant (Cf. graphique np 19) 72,

15. Voici quels étaient, au 1er janvier 1932, les Index Numbers du Prof. Fisher pour les prix de gros (établis sur la base de 1928 : 100

Allemagne (Dr Scheibler) ......... 71,2 ATIDISLEETE et Ame tel cela 70,5 LAN COMENT M aies 75,6 Italie (Ch. Comm. de Milan) ...... 66,2 LUS MR EE TARA EIRE ATEN EE 67,5

On voit que la crise a sensiblement rétabli le parallélisme.

16. Il serait possible de rapporter à cet égard de nombreux témoignages. Nous nous bornons à renvoyer à tous les ouvrages spéciaux traitant de l’or et de la monnaie et à tous les ouvrages généraux écrits sur l’économie politique et signalés à la bibliographie. Nous citerons cependant cette phrase, particulièrement explicite, d’Arnauné : « On en a déjà conclu que, le plus souvent, les variations de la production annuelle (de l’or) ne peuvent modifier les conditions de l’offre au point d’affecter sérieusement la valeur des métaux précieux et que le pouvoir de l’or et de l’argent est, par conséquent, relativement stable ». (La Monnaie, le Crédit et le Change p. 21).

17. Remarquons que cette estimation de £ 2.336 millions ne concerne que les encaisses des banques d’émission. La proportion serait plus faible encore en comparant la production annuelle au stock total existant.

18. Et si nous prenons la différence entre une année de forte extraction et une année de faible extraction, nous constatons que l’excédent ou le déficit est minime, et même négligeable, par rapport à la masse de métal. Ainsi, en 1913, £.94,7 millions de production et, en 1928, £ 83 7 millions d’où une différence de £ 11 millions, soit environ 0,47 % du stock monétaire.

Remarquons d’autre part, que de 1913 à 1931 inclus, la moyenne de l’extraction a été de £ 81,68 millions. Par rapport à cette moyenne, la plus forteextraction (en 1915, £ 96,7 millions) a présenté un excédent de £ 15 millions, soit environ 0,66 % du stock et la plus faible (en 1922, £ 65, 7 millions un déficit de £ 16 millions soit environ 0,71 du stock. On voit que pour cette période, anormalement agitée, de 19 ans, les différences par rapport à la moyenne oscillent entre 0,66 et 0,71 %. Ce qui est somme toute négligeable.

Prenons au contraire, une marchandise quelconque, telle que le blé, le fer ou n’importe quelle autre matière première importante. La proportion de la production annuelle par rapport à la quantité de marchandises stockées est considérable et, par suite, l’influence d’une bonne ou d’une mauvaise récolte, ou d’une extraction plus ou moins poussée est également considérable. À ce point de vue, l’avantage reste entièrement au métal jaune. « L’or, marchandise durable, s’accumule d’année en année et de siècle en siècle et cette masse, sans cesse accrue, est un régulateur de la valeur du métal. Les variations de l’afflux annuel perdent de l’importance, rapportées à la grandeur du stock dans lequel elles vont se perdre ® ».

D'ailleurs, ce qui importe surtout pour un étalon, ce n’est pas tellement sa stabilité absolue, impossible à obtenir, que sa stabilité relative dans des laps de temps assez courts 2%. «Le Gold Standard, a été critiqué, écrit M. Haw-

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