V. Gide et Rist, pp
10. Le système du Gold Bullion Standard fut cependant adopté par l’Act. of 1819 jor the Resumption of Cash Payments, mais ne reçut aucune application pratique. Il ne fut établi pour la première fois théoriquement en Angleterre que par le Gold Standard Act de 1925.
11. Comparer la définition donnée par Hawtrey (The Gold Standard in Theory and Practice, p. 56) : « Le Gold Exchange Standard est un moyen pratique d’économiser l’usage de l’or dans l’application de l’étalon-or. On peut le comparer au paiement des balances entre banques à la Chambre de compensation par chèque au lieu de les payer avec de l’argent liquide. On se sert de l’or dans les affaires monétaires internationales comme d’un moyen d’échange, mais c’est un moyen d'échange non pas entre différentes marchandises (sauf indirectement), mais entre des monnaies différentes ».
conversion à un taux fixe de la devise nationale en devises étrangères, au moyen d’une réserve de devises ou de devises et d'or en proportion variable. Ce régime ne suppose ni frappe libre de l'or, ni circulation intérieure de monnaie d’or, bien que celle-ci ne soit pas un obstacle. L'argent ne joue éventuellement que le rôle de monnaie divisionnaire Sans pouvoir libératoire ou avec pouvoir libératoire limité.
Avec le Gold Exchange Standard, les réserves de devises ne sont généralement pas centralisées à la banque d’émission. Elles consistent en placements à court terme faits sur les places étrangères et portant intérêt. Aussi le mécanisme de ce système est-il différent de celui du Gold Bullion ou du Gold Specie ; la loi de l'offre et de la demande agira d’une façon plus simple, avec moins de complexité : au lieu de changer une devise appréciée en devises dépréciées, puis ces devises dépréciées en or et enfin cet or en devises appréciées, il n’y aura qu’un seul arbitrage : d’une part, offre de devises appréciées, d’autre part, demande de devises dépréciées. L'équilibre se rétablira le plus souvent sans mouvements d’or, même lorsque celui-ci entre pour une part dans la composition de l’encaisse.
Il s’ensuit que la fixité du change est, toujours en théorie, beaucoup plus grande qu'avec les précédents systèmes. Les gold-points d’entrée et de sortie tendent à se rapprocher du pair métallique, voire même à coïncider exactement avec celui-ci. Supposons un moment que la France soit sous le régime du Gold Exchange Standard. Le pair métallique du dollar étant de fr. 25,524, admettons une baisse de la devise américaine la portant à fr. 25,478. La Banque de France ferait aussitôt acheter sur le marché de New-York, des devises américaines qu’elle réglerait en francs français. Mettons qu’elle en achète pour 10 millions de dollars. L’opé-
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ration reviendrait à fr. 254.780.000. Elle ferait ensuite arbitrer ces 10 millions de dollars contre de l’or et recevrait ainsi 16.700 kgr. d’or à 900 %;, valant au pair 255.240.000 fr. Cet or, elle le laissera sur la place de New- York, prêt à être converti en devises américaines, le jour où celles-ci seront revenues au pair ou au dessus du pair. Si par exemple, le change sur New-York remonte à disons 25,574, cet or arbitré contre des devises américaines et celles-ci à leur tour contre des francs donneront . 255.740.000 fr. Le tout s’est fait sans déplacement de métal. L’or n’a fait qu'être consigné au nom de la banque. Une différence de seulement 5 centimes dans un sens et dans l’autre a suffi à donner un bénéfice brut de 1 million de fr. Il n’y a à déduire que des frais de courtage peu importants. Aussi un pareil mécanisme fait-il se rapprocher les gold-points du pair métallique par suite de la diminution des frais d’arbitrage 2. C’est ainsi que les diverses applications du Gold Exchange Standard avant la guerre donnèrent, pour les pays intéressés, une fixité remarquable du change (Indes, Philippines, Panama, Brésil, Argentine, CE PÉAEA) Mae
Le Gold Exchange Standard suppose qu’un certain nombre de pays ont conservé l’étalon-or pur (Gold Specie) ou le Gold Bullion Standard. Ces pays jouent alors le rôle de centres internationaux de réserves vis-à-vis de ceux ayant adopté le Gold Exchange Standard. En effet, les devises
12. Rien ne s'oppose d’ailleurs à ce que, sous le régime du Gold Specie Standard ou du Gold Bullion, une partie de la couverture métallique en surplus ne se trouve à l’étranger consignée au nom de la banque propriétaire. Néanmoins si la banque joue ainsi sur le marché des changes, elle sort de son rôle et le fait à ses risques et périls. Elle pratique en quelque sorte le Gold Exchange Standard quoique celui-ci ne soit pas reconnu par ses statuts et l’or ainsi employé ne fait pas partie de l’encaisse métallique et ne sert que de réserve éventuelle. C’est ce que fit la Banque de France pendant la période qui précéda et suivit la stabilisation.
13. V. Icard. Un nouveau régime monétaire : l’étalon de change-or.
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appelées à constituer l’encaisse des banques d'émission doivent être convertibles en or, bien que parfois on ait admis pour remplir ce rôle des devises convertibles elles-mêmes en devises-or. Lorsque l’encaisse n’est composée que de ces devises, on pourrait parler d’étalon de change, avec convertibilité indirecte en or, système qui se rapproche déjà des théories de M. Keynes #4.