‹ Essai sur le Gold Exchange StandardChapitre 34 sur 110 · The Economic Journal, juin · texte numérisé non relu

The Economic Journal, juin

en général, couvertes de succès et nous examinerons ultérieurement les raisons réelles de ce succès.

$ 2 Le Groupe Américain

À Panama, et, d’une façon générale dans l’Amérique Centrale, le Gold Exchange Standard fut établi en vue de remédier aux conséquences fâcheuses de la baisse de l’argent-métal.

Au début de 1904, la Commission Américaine du Gold Exchange Standard proposa l’établissement de ce régime à Panama. Le Gouvernement américain qui entreprenait la construction du canal et qui prévoyait les frais considérables nécessités par ce travail devait tout d’abord penser à doter Panama d’un système monétaire basé sur l’étalenor. Le maintien du régime colombien (étalon-argent) ne pouvait en effet, être sérieusement envisagé. Après des pourparlers rapides entre le Président Taft et les délégués de Panama (Ricardo Arias et Eusebio Morales), l’on décida que la nouvelle unité monétaire serait le dollar-or. Ce fut l’objet de la réforme consacrée par la loi du 27 juin 1904 et le décret du 4 février 1905. L’art.7 de la loi du 27 juin 1904 était ainsi conçu : «Pour garantir la parité des nouvelles monnaies, il sera effectué des dépôts d’or dans les banques des Etats- Unis, jusqu’à concurrence de 15% de la circulation ».

Le Mexique adopta également un régime analogue (1905).

De même, par la Conférence de Tagucigalpa (janvier 1909) les délégués d’Honduras, Guetamala, Costa-Rica, Panama et Colombie préparèrent et adoptèrent en principe un projet d'union monétaire sur la base des réformes opérées à Panama.

En Amérique du Sud, la grande cause d'adoption du Gold Exchange Standard est également la baisse des cours de l’argent ; mais à cette cause primordiale, se mêlent un assez grand nombre de facteurs différents, tels que la politique monétaire des gouvernements de Brésil et d’Argentine * et l’influence des cours de certaines matières premières comme le café.

L’Argentine a possédé très tôt, dès 1867, un bureau de Change, l’ « Officine de Cambios ». Pendant quelques années, ce bureau permit de stabiliser le change (sur la base de 25 pesos-papier pour un peso-or). Cependant, on retomba bientôt dans un état de fluctuations des devises (1873- 1876) *. Jusqu'en 1899, la crise ne fit que s’accentuer et, à cette date, la prime de l’or atteignait 464%. Une réforme s’imposait 2, On fixa le taux de conversion du papier en or à 44 centavos par piastre (soit une prime de l’or de 127%). On créait en même temps une caisse de conversion qui pouvait émettre un nombre illimité de billets contre une couverture de 44 centavos d’or par piastre de papier-monnaie. En même temps, on fondait un fonds de garantie qui, ayant atteint en 1910 le maximum prévu de 30 millions de piastres-or, fut versé à la Caisse de conversion #%. La prime de l’or s’établissait, comme le prévoyait la loi, à 127 % en 1903 et resta fixe 24,

20. Pour le Brésil et l’Argentine, v. Sancery, Le retour à l’or dans les régimes monétaires de l’après-querre, pp. 26 et s.

21 Wagemann Theorie des Geldwerts und der Währung, p. 279.

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