‹ Essai sur le Gold Exchange StandardChapitre 49 sur 110 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

change-or dans des proportions considérables, anormales même. Une banque privée peut créer du crédit à volonté en prétant plusieurs fois, à des clients différents, les sommes qu’elle a reçues en dépôt, mais ce faisant, si elle va trop loin dans ses opérations, si elle ne conserve pas des liquidités suffisantes pour faire face aux demandes de remboursement éventuelles, elle crée ce que le Dr. Eisler appelle l’ « inhérent credit instability » #4.

Le terme devise-or signifie seulement que la devise en question est légalement remboursable en or. Mais cette de vise, qui figure dans l’encaisse de la banque centrale pour sa valeur nominale, n’est couverte bien souvent que par une proportion d’or très faible. Nous avons dit précédemment que la couverture or des Etats-Unis vis-à-vis des billets de banque et des dépôts de toutes sortes ne se montait qu’à 6,46 % en juillet 1928 et à 6,84 % en juillet 1929. Supposons maintenant une banque centrale ayant adopté le régime du Gold Exchange et dont la loi monétaire exige une encaisse minima de 35 % dont au moins 25 % d’or et 10 % de devises, comme la Banque de Yougoslavie (Loi monétaire du 11 mai 1931).

Supposons que l’encaisse est tombée au minimum légal. Nous aurons donc, en contre-partie de 100 de moyens de paiement :

Encaisse or ou dépôts d’or libres à l’étranger : 25. Devises-or : 10.

Si ces devises sont toutes des devises américaines, des chèques sur la National Chase Bank par exemple, l’or correspondant aux devises aurait été égal d’après les chiffres de

1928 à 0,646 (6,46 %). Et ainsi la couverture or réelle ne se monterait qu'à 25,646 %.

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