Kisch and Elkin. Central Banks, p
« Dans les temps modernes, écrit M. Keynes 18, la fixed fiduciary method peut marcher assez bien si l’émission fiduciaire a été fixée suffisamment élevée pour laisser à la Banque centrale le contrôle absolu du « bulk » de ses réserves d’or... Autrement, elle a pour effet d’immobiliser trop d’or, d’une façon qui a perdu sa raison d’être dans des pays ou ne circulent plus de pièces d’or ». M. Keynes, on le voit, juge ce système du point de vue de l’économie possible d’or.
M. Havwtrey critique ce système en ce sens que le Bank Charter Act faisait bien accumuler une réserve d’or pour les cas de besoin, mais ne le rendait pas absolument libre, et n’empêchait pas la crise #.
En somme, le grand reproche à faire à ce système n’est pas son principe même, qui est juste, mais la manière dont on l’a appliqué. Le Bank Charter Act de 1844 est trop strict, trop rigide et manque tout à fait de souplesse. Robert Peel et ses collaborateurs ne se sont pas aperçu de deux choses :
1. Toute réserve, quelque soit son importance, quand bien même elle excéderait le montant des billets (à cause du développement actuel des comptes courants et du crédit) est insuffisante en cas de panique ;
9. Le montant de billets nécessaires varie chaque jour et est fonction du montant des comptes-courants et du crédit.
Nous verrons plus tard comment on peut essayer de concilier ces changements perpétuels avec une réglementation légale permanente.