Hawtrey, Currency and Credit, p
$1er Des billets de banque
La première et plus importante question à se poser à leur sujet est celle-ci : convient-il, à côté des billets de banque, proprement dits, d'émettre des billets de banques privées, des bons de trésorerie ou des billets semblables aux Treasury Notes anglais ? Il est facile de concevoir l’utilité de ces derniers en période de crise aiguë et de caractère spécial, tel que le cas de guerre. Mais, en temps ordinaire, ils présentent un grave danger, et il n’est pas exagéré de dire que l'abandon de l’étalon-or par la Grande-Bretagne est, au moins en partie, dû à la trop grande abondance de Treasury Notes.
« Le papier-monnaie ou les certificats, a dit J. Lloyd (plus tard Lord Overstone), devraient être conservés à leur propre valeur en les rendant, sous toutes circonstances, Conformes en valeur aux pièces de monnaie ou à la quantité de métal qu'ils représentent » #.
S'il nous paraît que le papier-monnaie doive être d’un type unique, une question plus délicate à trancher est celle des certificats d’or. Ceux-ci ne sont pas du papier-monnaie et ne font que représenter une quantité quelconque de métal. Quel est leur utilité ? On peut dire que, jusqu’à un certain point, ils empêchent la thésaurisation ou, tout au moins, rendent cette thésaurisation moins dangereuse. C’est, en définitive une forme plus moderne de la circulation de pièces d’or. Pour notre part, nous préférons de beaucoup une circulation vraie de pièces d’or que la pratique des Gold Certificates. Quant à la mesure identique que l’on