En février
5. Il faut toutefois se garder d'exagérer en ce sens, toute loi monétaire étant, par définition même, entachée de rigidité ou de semi-rigidité : si elle peut posséder une faculté d'adaptation plus ou moins considérable, elle n’en reste pas moins la cristallisation, la fixation à un moment donné des conditions économiques du marché. Sa faculté d'adaptation n’est qu'une question de degré : elle n’est jamais parfaite, elle n’est que plus ou moins mauvaise.
de l’escompte, ne manquent souvent de considérer les problèmes de longue durée (the long run problems). Pour un temps, pour un temps considérable, des arrangements de cette sorte serviront. Ils peuvent être fort utiles pour mettre fin à une instabilité violente des changes, à des prix changeant brutalement (surtout ceux des marchandises internationales), aux inquiétudes démoralisantes »$.
Pas plus que M. Taussing, nous ne songeons à nier l’utilité temporaire du Gold Exchange Standard, mais nous croyons comme lui, que ses partisans négligent d'examiner les « long run problems »; ils spéculent sur une économie immuable alors qu’elle est, par définition perpétuelle-
ment changeante.
Section 111 Le Gold Exchange Standard véritable
Il existe, ou plutôt il a existé à notre avis, deux sortes de Gold Exchange Standard : l’une de ces formes est la forme vraie, répondant à la définition même du mot ; l’autre est un régime empirique, né uniquement des circonstances.
Le terme anglais Gold Exchange Standard, comme la dénomination française d’étalon de change-or, implique en effet, un système monétaire tel qu’il était conçu avant la guerre et non pas tel qu’on a voulu le comprendre de nos jours : Gold Exchange Standard, étalon de change-or, cela signifie une stabilisation des changes provoquée par la centralisation d’une certaine masse de devises étrangères ét la création d’un bureau des changes, soit distinct de la