‹ Essai sur le Gold Exchange StandardChapitre 94 sur 110 · Bulletin Economique de l’ Indochine · texte numérisé non relu

Bulletin Economique de l’ Indochine

9. V. à ce sujet la remarquable étude de M. Oualid dans la Revue d’Economie Politique (La Banque de Java, 1925, n°55 et 6). -

qu'une grande partie des capitaux utilisés dans la colonie soient d’origine nationale.

La mise en valeur de la colonie peut se faire soit avec de la main-d'œuvre nationale, soit avec de la main-d'œuvre étrangère (dans les pays où le climat permet aux Européens de travailler) ; ce qu’il importe, c’est que les entreprise employant cette main-d'œuvre soient nationales.

Remarquons d’ailleurs que la nationalité des entreprises influe sur les relations commerciales (le commerce avec la métropole sera favorisé) et même sur les relations d’ordre politique.

D'autre part, l'importance et l’origine des capitaux employés dans la colonie déterminera le volume des compensations qu’auront à effectuer les banques centrales, soit de la Métropole, soit de la Colonie 1.

L'exemple le plus typique à cet égard est celui de l’AIgérie où la grande majorité, pour ne pas dire la totalité des : entreprises travaillent avec des capitaux d’origine française “.

Au contraire de notre colonie nord-africaine, les colonies portugaises de l'Afrique, par exemple ne saurait convenir à une expérience de ce genre : tout d’abord, parce qu’elles ne sont pas suffisamment évoluées, et aussi et surtout parce que les capitaux des entreprises établies dans ces contrées (Angola, Mozambique) sont d’origine étrangère, surtout anglaise. Ni le courant des échanges, ni le courant de affaires ne justifierait dans ce cas un système de Gold Exchange Standard impérial.

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