V. même chapitre, section III
$ 2 Organisation du système
Le statut de la banque coloniale serait à calquer sur celui de la banque métropolitaine, sauf évidemment à tenir compte des conditions particulières de l’économie du pays : il est, en effet, impossible d’assimiler complètement un pays de vieille civilisation comme la France à des contrées encore neuves, insuffisamment évoluées parfois.
Quelque soit cependant le régime adopté (émission Fe avec maximum, système du Bank Charter act, émission proportionnelle, encaisse progressive ou système proposé par nous) 15, nous pensons qu'une partie de l’encaisse pourrait être avantageusement composée de papier commercial sur la France, voire même sur les autres colonies. Ces devises non pas étrangères, mais, si l’on veut, « impériales » concourreraient avec l’or pour former la couverture des billets de banque. C’est en somme le régime du Gold Exchange Standard tel qu’il a été appliqué de nos jours, mais avec cette différence fondamentale de la nationalité des devises.
La proportion de ces devises devrait évidemment être fixée d’une façon différente pour chaque colonie : elle dépendrait de son chiffre d’affaires avec la métropole et les autres colonies, de l’importance de son commerce, de ses besoins en devises métropolitaines. La proportion pourrait d’ailleurs être revisée périodiquement, et adaptée aux changements des conditions économiques.
Nous avons parlé de l'existence, à côté des devises métropolitaines, de devises «coloniales ». La proportion de celles-ci toutefois, toujours à fixer dans les statuts de la banque,