‹ Essai sur le langageChapitre 17 sur 20 · ADDITIONS AUX NOTES QUI PRÉCÈDENT · texte numérisé non relu

ADDITIONS AUX NOTES QUI PRÉCÈDENT

Note 4, page 183 , ligne 9. — Vjoyez encore , dans ]a même dissertation de Bœckh , Iqs pages 5 et suivantes. — J'aurais grand tort sortent de ne pas renvoyer à M. Th. Henri Martin, Etudes sur le Tintée de Platon (Voy. t. ii, p. 458, Tlndex v° hicetas).

N. 7, p. 185, I. 31. — Voy. Xénophon , Dits et faits mémorables de Socrate, îiv. IV, ch. iv, $. 6 et suiv.

N. 39, p. 201 , 1. 2t. — Je ne retroave point le passage de Xéoophon on de Platon à Tun desquels probablement Je dois ce souvenir. On peut d'ailleurs, pour le procédé méthodique appliqué par Socrate dans cet argument, et qui lui était habituel, consulter Aristote {Rhétorique, Iiv. ii, ch. 20).

N. 42 , p. 202 , 1. 28. — Maine de Biran avait déjà fait remarquer rintime correspondance qui existe entre l'organe vocal et l'organe auditif, dans son Mémoire intitulé : Influence de Vhabi* ttide sur la faculté de penser; voy. ses Œuvres philosophiques, édit. Cousin, 1. 1, p. 36-40; et bien longtemps avant lui , Bayle avait émis la même idée : « Nous ne devons pas omettre que Dieu a construit tellement nos corps qu'il y a une grande liaison entre les organes de l'ouie et ceux de la voix. En effet , du nerf etts. OEuvres diverses, in-fol., La Haye , 1731 , t. iv, p. 512. »

N. 43, p. 203, 1. 2. — J'incline à croire, après y avoir bien ^ réfléchi, que les sons, an, in, un, on, sont des voix indécom^ posables, et je les admettrais, avec Duclos et une foule d'autres grammairiens , au nombre de nos voyelles. — Ma liste des consonnes n'a pas plus que ma liste des voyelles la prétention d'être complète. Cependant , quoique je n'aie voulu y faire entrer que

tes arlicolalions donl la simplicité m'étail clairement démontrée, je n*aurais , je crois , pas dû hésiter à y joindre celles que nous figurons par gn , et par ch , dans Charlemagne , par exemple.

N. 45, p. 205, I. 5. — Voyoz encore sur cette brochare on article de M. Raynouard, Journal des MvanU , 1826, p. 528-532.

N. 57, p. 209, 1. 26. — L'origine du mot Falbala a beaucoup occupé nos grammairiens. De Brosses {Form. méch., eie ^ y ch. xyi, $.14), cite, à ce sujet, M* De Cailleres, qui racontait ainsi rhistoire: a M. De Langlée, étant avec une couturière qui lui montrait une jupe au bas de laquelle il y avait de ces bandes plissées » il lui dit , en raillant , que ce falbala était admirable, et il lui fil accroire qu'on appelait ainsi à la cour ces sortes de bandes. La couturière apprit ensuite le mot à une de ses corn* pagnes , qui Tapprit à une autre. Ainsi , de main en main , ce mot a passé dans Tusage. » De Brosses trouve le conte puérile ; il croit , avant Nodier , que ce mot a pu être formé du latin fiabella, éventails. Cependant cette étymologie lui paraît devoir être abandonnée , Leibnitz en ayant proposé une meilicure : ce nom vient , d*après le célèbre philosophe , de Tallemand fald-plat , jupe plissée, habillement plissé et froncé que portent les femmes de la haute Allemagne. — Comme si la question n'avait pas été épuisée , elle a été reprise dans le Jownal grammaliâal et didactique de ta lanffue française de M. Marie , t. n; d'abord , p. 2S , par M. Leterrier , qui raconte simplement l'historiette du prince et de la couturière, comme Nodier ; ensuite, p^ 117, par M. HofT man , qui tire te mot falbala de l'anglais furbelow, €*est-à-dire fourrure en bas* -^-^ Des langues entières sont nées ainsi de l'arbitraire; voy. Balbi, Introduction à V atlas ethnographique du globe , ch. i, p. 40.

N. 77 , p. 223, 1. 2t. —Voyez surtout CIdîllauue de Huhboldt, Recherches sur les premiers habitants de VEspagne à VaJtde de la langue basque, in- 4^ , Berlin , 1821 , en allemand, et Silvebtkb de Sacv, deux articles sur ce livre, dans le Journal des savants , 1821 , p. 587-593 et 643-650.— Une Grammaire basque a été publiée par M. Léclcse, en 1826.

N. 82 , p. 225, l. 13. — Condillac dit en propres termes , aa

chapitre v de sa Logique : a Les idées générales font partie de ridée totale de ct^acan des individus auxquels elles conviennent , et on les considère par celte raison , comme autant d'idées par«tielles.*... Il n'y a point d'homme en général. Cette idée partielle n'a donc point de téalilé hors de nous ; mais elle en a une dans notre esprit , où elle existe séparément des idées totales ou individuelles dont elle îskïi (fiarlie. » — Il est vrai qu'il ajoute quelques lignes plus bas : a Mais qu'est-ce au fond que la réalité qu'une idée générale et abstraite a dans notre esprit ? Ce n'est qu'un nom , ou , si elle est quelque autre chose, elle cesse nécessairement d'être abstraite et générale. .é.. Les idées abstraites ne sont donc que des dénominations. y> Condillac s'entendait-il bien lui-même, quand il se contredisait ainsi d'une page àl-antre? Il est fort permis d*en douter. Ce que je crois déinéler là dessous , c'est que Condillac , qui reconnaît la réalité de l'idée générale , reconnaît en même temps l'impossibilité de réaliser cette idée en dehors de l'esprit autrement que par un mot, et c'est ce qu'il exprime d'une manière ambiguë en disant que les idées générales ne sont que des dénomincUions,

N. 87, p. 2^, 1. 9. — ^ Quam Romani primum elepfaantos in Lucania vidissent , non novo nomine ex naturà animalis formate eos appellavernnt , sed primuo» lucanos boves, quia aliquo modo bubus gravi incessu et vasto «sorpore similes videbantur. Sanctics, Minerva, lib. iv, De vocibus homonymis, not. 1. »

N. 88 , p. 228, 1. 19. — Dcgerando [Des signes et de Vart de penser, t. iv, ch. 13) dit en parlant des racines de la langue grecque qu'on en compte 3244 ; mais il ajoute que ce nombre pourrait être réduit.

N. 90, p< 228, h 32. — Cette allégorie était encore susceptible d'une autre interprétation. Voy. Clément d'Alexanorie , SlromaUs, liv. v, éiiit. Paris, 16â9^ p. 567.

îf. 111 , p. 240, 1. 28. — (i L'invention des langues est une industrie naturelle , c'est-à^dii^e commune et en quelque sorte donnée à tous. Quant à son exercice , il ne faut pas s'imaginer qu'il soit si difficile d'inventer quelques mots : les enfants mêmes en sont capables, et le genre humain a partout commence comme

eax. Or, pea de mois saffiraient à une famille isolée et qui ne

connaîtrait qae ses besoins et sa demeure Imposer des noms

n'est pas plus difficile que d'imposer des figures ; les langues des sauvages ne sont donc pas plu» merveilleuses que les cartes de leur pays qu'ils tracent sur des peaux de cerfs. Dessiner , c'est parler aux yeux , et parler , c'est peindre à l'oreiUç. 11 y a loin du dessin d'un Huron à un tableapi de David , et du premier idiome des Arcades à la langue de Cicëron , comme il y a loin de la pirogue ou du canot creusé , avec le feu , dans un tronc d'arbre , à un navire de haut bord , d'on carbet scythe à la ville de Constantin. Jocbert, Pensées, Essais et Maximes, i. i, p. 142.» Cf. CoNDiLLAC, Grammaire , V^ part., ch. 2, à la seconde note de ce chapitre.

N. 111 , p« 242, 1. 30. — « Au reste , il est plaisant de voir comment chacun vent tout tirer de sa langue ou de celle qu'il affectionne : (ïoropius Becanus et Rodornus , de Tallemand ; Rudbeckîus , du scandinavien ; un certain Otroski , du hongrois ; cet abbé français (qui nous promet les origines des nations) , du basbreton ou cambrien ; Praetorius (auteur de VOrbis golhicus) , du polonais ou esdavon ; Thomassin , après plusieurs autres, et Bochart même , de Thébren ou phénicien ; Ericus ( allemand établi à Venise ) , do grec. Lewiutz , Lellre à M. le baron De Sparvenfeld, %.Ym, dans les OEuvres, édit. Dutens, t. vi, 2* part., p. 223. x>

N. 119, p. 250, 1. 3r. — J'ai, depuis que cette note a été écrite, remarqué piqs que je ne l'avais fait auparavant celte locution , langage réel , dont depuis Wilkins on s'est assez souvent servi ; et le sens qui lui est donné (langage exprimant la réalité, mais cherché et trouvé par l'homme) convenant assez bien à la phrase de. M. De Bonald, je retire ma parenthèse. La conjonction ou dans cette phrase n'indique plus alors l'opposition , majs l'analogie des deux termes qu'elle unit.

N. 156, p. 275, I. 8. ^ Ce mot se trouve dans la précieuse traduction que l'illustre écrivain nous a donnée du Paradis perdu (liv. I , V. 343 du texte) , ayec beaucoup d'autres, tels que réar* mer (Ibid., ii, 173) y inglorieux {Ibid.,i, 625) , dont quelques-

uns, pouf être d'une grande hardiesse, n'en seraient pas moins d*exGellenles resCitotions ou d'utiles acquisitions.

N. 166, p. 282. — Puisque j'ai ajouté (voy. supra, p. 306, n. 43] à ma liste deâ consonnes les articulations gn et ch , que j'avais d'abord omises , je suis amené à grossir mon syllabaire de deux combinaisons nouvelles :

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