‹ Essai sur le libre arbitreChapitre 37 sur 193 · C. XXXV · texte numérisé non relu

C. XXXV

O Lib. VI, c. 6. — Migne, Potv. grsec, t. XXI, p. 420.

(8) Carm. theoL, I, sect. ii, Poem. Mor., v. 2(i6. — Migno, Pcttr. grœc.. t. XXXVII, p. 9G3.

(^) To |X£v yàp £x (fj(7£(o; àyaOôv, àôôxifj.ov to o ex TrpoaipÉTîto:. ETraivsTÔv. Orat., XXXVll, 16. — Migne; ibid.. t. XXXVI, p. 301.

l'effort qui fait la vertu (^). Il consacre six discours à combattre la doctrine de la genèse et du destin. S'appuyant sur un texte d'Isaïe (^) où il est dit que la récompense et la peine dépendent de la volonté, il montre la différence qui sépare la providence divine de la destinée stoïcienne; le destin nous enchaîne, la providence nous laisse libres {^). Avec le destin, les lois, les conseils, les exhortations, les prières, la prévoyance, toutes ces choses que proclame bonnes la prudence humaine, deviennent complètement inutiles (*). L'homme a une excuse prête pour tous ses méfaits : Ce n'est pas moi qui l'ai fait, c'est la genèse des choses qui l'a ordonné ainsi (^). Une telle doctrine permet toutes les débauches {^). Et si on nous dit que les méchants prospèrent tandis que les justes souffrent, ne supportons pas qu'on accuse pour cela la providence. La justice veille et ses jugements derniers sauront rétablir l'équilibre au profit de la vertu C^) .

Ainsi l'Église primitive s'accorde à reconnaître la puissance de l'homme sur ses actions. Elle s'attaque à la fois au stoïcisme et aux doctrines manichéennes. C'est pour combattre ces dernières que S. Augustin a écrit son Traité du libre arbitre.

(t) Homil. in Ep. I. ad Tim., I. — Migne, Pair, grœc, t. LXII, p. 507. (2) I, 49-20.

(^) ITsp'i stfxapjjivr,? xe xa\ Trpovoîa;. — Ovat. II. — Ibid., t. L, p. 755. (*) Op. cit. — Orat. V. — Ibid., p. 765.

(5) "Oti o'jy. Èyw, àXX' r) yÉvcTi;. — Orat. III. — Ibid., p. 758.

(6) Orat. VI. - Ibid., p. 769.

C) Orat. l\.~- Ibid.. p. 762.

Page 1