‹ Essai sur le luxe et la vanité des parures [microforme]Chapitre 10 sur 38 · JU · texte numérisé non relu

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îcises, sur des faits qui venaient de se passer, parut comme un éclair au milieu des ténèbres. Un funeste ssentiment se peignit sur tous les visages. Le sileice nait depuis quelques moments, lorsque la mère, issant un cri aigu, demanda à la gardienne de la ison dans quelle direction était allé son frère ? Je n’y Bpoint fait attention, répondit celle-ci. C'était évident : Koigt de Dieu était là.

cette dernière réponse de sa fille, la pauvre mère, mme éclairée par une lumière subite, s’écria éperdue : est mon fils! mon fils est perdu! Dien laura puni ar s'être révolté contre son père! Elle ne se trompait nt.

Aux cris de la mère accourent les voisins ; ceux qui fenaient, s'arrêtèrent à la porte de cette maison déée. Chose étonnante! aucun des voisins et aucun ceux qui gardaient les maisons ne l'avaient vu revede l’église. Il semble qu'un nuage l’environnait pour érober à la vue de ceux qui pouvaient donner quel- B indication sur ce qu'il était d'venu.

n résolut cependant d'aller à sa recherche. Un grand ibre partirent dans toutes les directions. Plusieurs Bresse passèrent dans des recherches sans résultats. eudant un de la famille s'était enfin avisé d'aller an d’une côte que baignait les eaux du flenve. Là, sur le e, au-dessus de la hante marée, était ordinairement petit canot de bois. Ce canot n’y était plus. Mais il arqui avec surprise que les deux avirons, à l'usage canot, étaient sur le rivage. Dien avait empêché fant criminel de les prendre. Le cœur oppressé par e découverte, il remonte à li maison paternelle, pour conter ce qu'il venait de voir.

Bvauntlui, était arrivé un habitant du bas de la pa- Bse, dont la maison, placée sur une éminence, pertait d'y voir le fleuve. Celui-ci y avait aperçu, vers

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les trois heures de l’après-midi, un petit canot que courant emportait rapidement vers le bas du fleuve.

Il n’y avait pas à en douter, l'enfant révolté devait être. Je dois remarquer ici qu’un calme parfait régnai sur le fleuve.

A cette découverte inattendue, le père, la mère & leurs enfants s’écrièrent tous ensemble: De grâce! 4 grâce! allez, allez le sauver.

Mais les hommes proposent, et Dieu dispose de toutk

La marée avait alors beaucoup baissée, le soleil alla se coucher. Les chaioupes étaient échouées, et il fallul du temps et de grands efforts pour en mettre une à floë A l'instant, plusieurs hommes vigoureux s’y placèrenk Et la chaloupe commençait à peine à s'éloigner du rival ge, lorsque, à redoutable justiçe du Dieu vengeur dé l'autorité paternelle outragé! lorsque tout à coup s’éler® un violent coup de vent d’Est. Après avoir Iutté quel que temps avec énergie, il fallut revenir au rivage, où l’on eût toutes les peines possibles d'empêchet l’embark cation de se briser. Tout était consommé! )

Le cœur navré de douleur, chacun retourna à sa mu son, reconter à sa famille épouvantée ce qui venait de À passer. LA consternation fut sans bornes.

Qu'on veuille repasser toutes les circonstances de € drame effrayant, que j’ai décrit bien impuarfaitement, cé on dira : le doigt de Dieu était là. |

Mon père était allé, avec beaucoup d’autres, sur théâtre du châtiment. À une heure avancée de la soirée il revint chez nous, le visage abattu, nous raconter, 1 larmes dans les yeux, et des soupirs-dans la voix, ce qui venait d'arriver à ce jeune garçon que, le matin, j’avai entendu de mes oreilles dire à son père : non, mon pèré je n’entrerai point. Quand il eut fini, des sanglots écla tèrent : ma mère pleurait avec nous, Oh! que l'autorité paternelle me parut alors grande et vénérable! Que

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eu me sembla redoutable dans les châtiment qu'il ine quelquefois, même en ce monde, aux enfants qui se oltent contre cette autorité ! Je le déclare ici, pour struction des grands et des petits enfants, j'étais telent pénétré du sentiment de l’obéissance inviolable e je devais à mon père et à ma mère, que si l’un des ix m'eût dit de ine Jeter dans le feu, je n’aurais pas sité un instant à m'y précipiter.

De dois déclarer que la famille de ce coupable eufant hit, pendant de longue années, les plus minutieuses bherches ; elle n’a jamais pu découvrir les moindres ces de ce malheureux, Son corps n’a jamais été reuvé. La mer l’a retenu dans ses abîmes!

Bo. Harmonie dans les croyances religieuses et la fréentation des sacrements.

PL'harmonie religieuse ne résulte pas du fait qu’un uple porte le même nom religieux, comme celui de holique, mais uniquement quand ce nom est pour lui je réalité, je veux dire, quand, dans la conduite de dus les individns qui le composent, il y a parfaite conmité entre la croyance et les actions. Autrement, il y

Mivision et contradiction, et dans la société et dans idividu,

211 y a division dans la société, puisqu'elle n’a point la ême conduite, tont en ayant les mêmes règles de conhite. Il y a également division dans l'individu, et pmme deux hommes en lui. L'un de ces deux hommes oyant à la doctrine catholique, et l’autre la violant ; n convaincu qu’il faut être conséquent avec ce que l’on oit, et l’autre transgressant les préceptes de sa cronce.

Que résulte-t-il de cette état de société religieuse ? Le uveur des sociétés, comme des individus va nous le re. Tout royaume (tout individu) divisé contre lui-même

sera détruit, et toute maison (toute société) divisée cor elle-même tombera en ruine.

A l’époque dont je parle, les religieux habitants de 1 campagnes comprenaient parfaitement tout cela, et a'ils croyaient, ils le mettaient en pratique ; ils étai en harmonie les uns avec les autres. Mais con la pratique de tous les devoirs religieux se concen dans la fréquentation des sacrements de pénite et d’eucharistie, qui en sont comme le résumé, avaient gardé de s’en éloigner. Cette règle était sui si uuiversellement, que si quelqu'un l’eut violée, il été regardé, comme un païen et un pub licain,

La tradition a conservé dans nos campagnes le sou niv du fait suivant. Lorsqu’anu commencement de guerre de 1812, on exigea le serment d’allégeance, qu ques individus, dans nos campagnes, refusèrent de prê ce serment. Pour cette raison, les curés refusèrent de udinettre aux sacrements. Le peuple catholique de cinpagnes avait horreur de ses êtres, et, dans son sens religieux, il les regardait comme des excommuni non parce qu'ilsavaient refusé de prêter ce serment, ni piree. qu'ils n’approchaient plus des sacrements. peuple avait parfaitement raison. Puisque la peine l'excommuaication consiste surtout dans la privati des sacrements.

Cette harmoiie religieuse concentrait toutes les ân dans cette unité d'action qui en fait la force. Aussi, t nos habitants de la campagne étaient-ils de véritabl catholiques. Ils étaient la joie de leurs pasteurs, pouvaient leur dire ce que saint Paul écrivait anx 2 lippiens : C'est pourquoi, mes frères très-chers et très di rés, qui êles ma joie et ma couronne, continuez, mes bi aimés, de demeurer fermes dans le Seigneur.

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