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salue ! Jésus lui répondit : Mon ami, qu'étes-vous venu faire ici ?
Judas ne rénondit point !!
Si, après m'avoir fait cette réponse, je disais À cette femme de vouloir bien jeter nn regard sur ses habits, et de me dire ensuite si sa conscience lui rend le témoignage qu'elle est vêtue comme il convient de l'être pour assister à la mort mystique de son Sauveur sur l'autel, que pourrait-elle me répondre qui ne fut pour elle nn sujet de condamnation ? N'aurais-je pas alors le droit de lui appliquer cette sentence évangélique: méchant serviteur, je vous condamne par votre propre bouche.
Comprenez-vous qne la messe, à laquelle vous venez prendre part, soit la rénovation de la mort d’un Dieu sur Ja croix? Si vons le croyez, comment se fait-il que vous y alliez vêtues comme le sont les femmes mondaines pour aller au théâtre, à une danse, ou à une fête de ré- Jonissances profanes ? Est-ce que votre conscience chrétienne ne vous fait pas appréhender que, du moment que vons allez vous mettre à genoux aux pieds des autels, pour salner votre maître qui y réside, ce même maître, humilié sons les voiles eucharistiques, ne vous dise comme à l’hypocrite Judas: Mon ami, qu'étes-vous venu faire ici? venez-vous ici pour vous moquer de mes humiliations, par l’ostentation de votre orgneil et de vos vanités ? Vous faites profession de croire qu'au moment de la consécration, je vais descendre du séjour de ma gloire pour m'immoler sur l’antel qui est devant vous, e& vous voilà parée conme pour aller à nne danse. Moi, voire Dien, je viens m'hnumilier, sous vos yeux, jusqu’au point &e voiler mon corps glorieux sous les viles enveloppes du pain et du vin, et vons venez ici pour montrer votre corps mortel revêtu de tont l'éclat des jarnres mondaines! Je viens m'immoler de: nouveau pour les péchés des hommes, et vous venez, jusque sous mes yeux
braver les anathèmes que j'ai lancés contre l’orgueil et le faste! malheur, vous ai-je fait dire par mes prophètes, malheur à la couronne d'orgueil, à la fleur passagère qui fait leur faste et leur gloire ! malheur à vous qui entrez avec une pompe fastueuse dans les assemblées d'Israel !
Le doux Sauveur a donc raison de vous dire comme à Judas : Mon ami, qu'étes-vous venu faire ici, aux pieds des autels pendant que je m’immole de nouveau pour votre salut ? |
Que vont donc faire les femmes couvertes de vanité dans cette sainte maison, pendant le saint sacrifice de la messe ? Y vont-elles pour y pleurer leurs péchés? Mais ne voient-elles point que leur toilette’ de vanité rendrait leurs larmes ridicules ? Y vont-elles pour prier le Dieu anéanti de nouveau par son immolation ? Mais ont-elles assez peu de foi pour ne pas entendre la voix qui leur crie, du fond du tabernacle : Dieu résiste à la prière des superbes, comme l’évangile nous l’apprend de la prière de l’orgueilleux pharisien? Y vont-elles enfin pour s'unir à l’adorable victime immolée sur l’autel? Mais est-ce qu'elles ne sauraient point qu’il ne peut y avoir d'union entre Bélial et Jésus-Christ ? entre l’orgueil et l'humilité ? entre les abaissements de la victime du saint sacrifice et le faste, et le luxe, et les pompes du démon dont elles sont revêtues? N’ont-elles pas raison de croire que Dieu dira d’elles et de toutes celles qui comme elles, ne vont aux églises que pour y faire parade de jeur toilette : Ce peuple m'honore du bout des lèvres ; mais son cœur est loin de moi. Car, n'est-il point vrai qu’on connaît l'arbre à son fruit ? N’est-il pas encore vrai que les vêtements ont leur langage ? Enfin, n'est-il pas vrai que les parures de vanité prouvent qu’on est vain, Comme la hauteur dans la démarche et dans le langage, fait connaître que le cœur est atteint de cette funeste passion de l'orgueil, qui est le commencement de tout péché ?
Que conclure de tout ceci? La seule conclusion à en t: er, c’est lo. que toutes les personnes qui croient encore à la sainteté de nos églises, et à ce qui se passe à l'autel, pendant le saint sacrifice de la messe, par les mains du prêtre, doivent élever la voix pour protester contre les femmes et les filles qui ont perdu le sentiment religieux jusqu’au point de venir étaler les pompes mondaines dont elles sont revêtues jusqu'aux pieds des autels du Dieu couronné d’épines. C’est 20. que toute fille ou femme catholique étant, par ia foi, une enfant de lumière, doit s'appliquer à comprendre et à faire comprendre anx personnes de son sexe, que pour ne point se mettre en contradiction déclarée avec ce que l’on croit et retomber dans les ténèbres intérienres de l’'oryueil, il faut assister aux assemblées religieuses avec des vêtements religieux, c’est-à-dire, modestes, décents, honnêtes et parfaitement d'accord avec les lois générales du christianisme et, en particulier, avec les promesses du baptême. C’est 30, que le luxe et les vaines parures, dans les églises, n'étant propres, par leur nature, qu’à troubler le recueillement des fidèles, à détourner leur attention des saints mystères et à leur faire oublier Di eu, sont là plus condamnables et plus criminels que partout ailleurs, et ne peuvent être adoptés que par les femmes qui ont abjuré leurs croyances religieuses on qui n’ont de chrétien que le nom seui, puisque la foi sans les œuvres est morte. C’est 40. que l'introduction des vanités mondaines, dans les églises et pendant les divins offices, est le signe le plus certain de laffuiblissement de la foi à la présence réelle de Jésus-Christ, l1 marque évidente du règne du démon de l’orgueil sur les âmes et la preuve la moins contestable que le règne dn Dieu doux et humble de cœur est enlevé ou le sera bientôt du milien du peuple catholique de nos campagnes. C’est enfin que le luxe, la vanité, l’orgueil et la sensualité
des vêtements, pour assister aux offices divins, indiquent clairement la mort de l’humilité, de la modestie et de l'esprit de foi dans les personnes qui s’y livrent, même aux pieds des saints autels. Ils annoncent la victoire remportée sur les femmes catholiques par les trois grandes maladies morales qui ont perdu le monde, je veux dire : concupiscence de lu chair, par la sensualité du luxe et des vaines parures, la concupiscence des yeux, par les regards impudents et lubriques que le luxe et les beautés des vaines parures provoquent dans le cœur des hommes, et l’orgueil de la vie, par la rivalité qu’ils font naître dans le cœur de la femme, qu’ils poussent à s’élever jusqu’au point d'égaler où de surpasser les autres, dans la voie funeste de l’orgueil et de l'amour de soi.