CHAPITRE I
Ce que l’on doit entendre par le luxe et les À vaines parures
Les Israélites, n’ayant plus de confiance dans le eigneur, veulent faire alliance avec une nations infidèle, ù le prophète les avertit qu'ils ne trouveront que de l'orgueil. Pour nous instruire, Dieu fait écrire au prophète Isaïe la cause de l’égarement de son peuple. Ecouons attentivement : Ue peuple, dit le Seigneur, est un euple qui m'irrite sans cesse, ce sont des enfants menteurs des enfants qui ne veulent pas écouter la loi de Dieu ; qui
disent à ceux qui ont des yeux : ne voyez point ; et à ceux qui voient : Ne regar ez point pour nous à ce qui est droit et juste : dites-nous des choses qui nous agréent ; que votre œil voit ces erreurs pour nous. ÆEloignez de nous la voie ; détournez de novs ce sentier ; que le Saint d'Israël cesse de paraître devant nous.
Quel aveuglement serait celui d’un peuple catholique qui dirait, même dans son cœur, à ses conducteurs religieux, qui sont l'intermédiaire qui lui sert à voir les choses d'en haut : Ayez des yeux, mais ne vous en servez point pour connaître notre conduite, ou, si vous voulez vous en servir, gardez-vous de voir pour nous ce qui | serait droit, juste et conforme à nos obligations. Si nous | sommes dans une fausse voie, ne nous la montrez point. ! Dites-nouns platôt des choses qui nous soient agréables ; laissez-nous tranquilles dans notre orgueil ; ne condamvez point surtout uotre amour pour le monde, pour les plaisirs, pour ses fêtes, pour son luxe, et pour ses vanités. Gardez-vous de nous montrer la voie qui conduit à Dieu, le sentier étroit qui conduit à la vie. Laissez-nous suivre la voie spacieuse qui suit le grand nombre. Mais, pardessus tout, ne faites point paraître à nos yeux le Saint d Israël attaché à une croix et portant sur sa tête une couronne d’épines.
A Dieu ne plaise que je veuille faire l’application de
ces effrayantes vérités à cenx pour qui j'écris. Cepen. dant, j’ai cru devoir les leur mettre sous les yeux, afin qu'ils connaissent ce que devient un peuple catholique qui s'irrite contre ceux qui l’aiment assez pour lui dire la vérité. Car, dit sait Jean, la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres “tient mauvaises.
Bten au contraire, j'ai une pleine confiance dans mes compatriotes. Je sais qu’ils aiment la vérité, et qu’ils sont bien aises qu’on la leur fasse connaître. C’est pour-