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soi je leur mets devant les yeux ce que c'est que le re et les vaines parures, pour les leur faire connaître et s en détourner.
Après avoir consulté un grand nombre d'auteurs, voic; résultat de mes recherches. Le mot luxe signifinie : mptuosité, excès dans les habits, les festins, les meubles, ofusion d'ornements de vanité, dépense superflue soit dans k habits, soit dans les meubles, soit à table, etc., ete. Le P. Buguet, qui a spécialement traité cette matière, donne 1 luxe les définitions suivantes : Le luxe est l'usage des hesses pour l'ostentation et la vanité, ou pour la recherche me excessive commodité. Le luxe, dit encore le même ivain, c'est l'orgueil qui s'agrandit, c'est la cupidité Mi redouble, c'est le sensualisme (satisfaction des incli- Ations de la chair) qui s’accroit. Le luxe, c'est la maladie i éteint graduellement dans les âmes les principes des Brtus évangéliques. Le luxe est un gouffre semblable à mort qui dévore sans jamais dire assez. Le luxe, c’est omme voulant se donner en spectacle, s’adorer luième et se faire adorer par les autres. Enfin le luxe, est le conseiller de la coquetterie, de la prostitution, du 1, du meutre et du suicide.
e pourrais multiplier presque a l'infini les citations auteurs chrétiens qui font du luxe les plus effrayantes intures. Mais je suis convaincu que cela serait inutile ur des catholiques tels que ceux de nos campagnes, e les séductions de l’esprit mondain n’ont pas encore ivés de l'usage de leur bon sens chrétien.
emarquons maintenant que le luxe a pour but sentiel la glorification des instincts de l’orgueil et de seusualité. Remarquons que le luxe est un vice qui ne ut convenir qu’à des p:*ens qui, ne connaissant point eu ni la fin pour laqr ‘ie ils ont été créés, concentrent ut leur bonheur en ce monde et dans les jouissances he peuvent leur offrir les biens dela terre. Remarquons
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enfin que le lure consiste essentiellement dans l'emploi de biens de ce monde pour l’ostentation et 1n vaine gloire dans la richesse des vêtements, des parures, des meubles des habits et de tout ce qui tend à satisfaire l’orgueil à la vie et la concupiscence des yeux, et à donner à la chai des jouissances qui entretiennent les mauvais penchant
Je ne me crois pas obligé de faire remarquer à de catholiques que le luxe n’est point un mal, ni un désordre quand 'ila pour but Ia gloire de Dien et l’ornement «4 sa maison. ‘Tous ceux pour qui j'écris, comprendronf sans peine cette parole du prophète-roi : Seigneur, j'al aimé la beauté et l’ornement de votre maison, et la gloire @ lieu où vous habitez ; et cette autre de Pauteur des Pr0-8 verbes : Le Seigneur a tout fait pour sa propre gloire. F
Employés selon les desseins de Dieu, la beauté et lih maguificence des édifices, des décorations et des vêtements, ne seront jam2is pour l’homme un motif d'or. gueil ou de vaines complaisances. Ainsi, je ne crois pus! qwune pensée de vaine gloire soit jamais rentrée dan la tête d’un prêtre célébrant la sainte messe, avec de tiès-riches ornements pour vêtement. Pas plus qu’il n’en! viendra dans l’esprit des catholiques qui auraient bâti une magnifique église. C'est qu'alors ils sont en règl avec leur conscience chrétienne. Ils ont rendu à Die ce qui est à Dieu seul, la gloire et l'honneur qui lui appar tiennent. Supposant qu'ils ressentent une certaine joie d’avoir contribué à ce bel édifice religieux, leur cœurk n’en sera pas souillé, et jamais ils n’en auront de re-M mords, parce que leur œuvre dit avec eux et pour eux:} au Roi des siècles, immortel, invisible, à l'unique Dieu soit honneur et gloire dans les siècles des siècles. Et puis, tou-Ë jours les bénédictions du ciel descendent sur ces âmes #
Il n’en sera jamais ainsi, quand les biens et les ri- ‘chesses de ln terre seront employés pour la gloire de! l’hommé: Son cœur se videra des biens spirituels à pro-#
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brtion que l'orgueil de son Inxe y pénétrera. Le rerds saisira son âme pour le punir de cet at us des dons » Dieu, et ces bénédictions ne descerdront plus du el sur lui ni sur ses biens. Il subira le sort de Lucifer ui eut l'audace sacrilége de se glorifier des dons du
eigneur.
Il me faut maintenant dire ce que c’est que la vanité des urures. Avant de commencer, je crois devoir prier les ‘7sonnes qui se reconpaîtraient dans ce que je vais en re, d'avoir pour leur âme la charité de le bien peser deunt Dieu. Car je sais, elles savent, que si c’est le propre e le nature humaine de faire des fautes, il wappartient u’au démon de ne jamais vouloir revenir d'une erreur: e ne crois pas d’ailleurs qu'il y ait, dans nos campagnes ne seule personne qui voulut dire à Dieu avec les imies dont parle Le saint homme Job: Retirez-vous de nous, ous ne voulons point connaitre vos voies.
| Comme chrétiens, comme catholiques, comme enfants u Calvaire, nous voulons connaître les voies de Dien et ut ce qui pourrait nous en détourner. Disons donc avce saint Paul: Seigneur que voulez-vous que je fassse ? La vanité des parures, c'est tout ce qui sert, non à endre plus somptueux (ce qui appartient au luxe) mais. enjoliver les vêtements. Elle est la fille aînée du luxe èt elle tombe naturellement sous la règle dun proverbe : lle mère, telle fille, ou, pour emprunter une expression biblique: Sa race et son origine viennent de la terre de hanaan. La vanité des parures sert à ornerles vêtements et à leur donner plus d'apparence. C'est comme e veruis posé sur le poli du bois, afin d’en faire ressortir a couleur et les nuances. La vanité des parures, ce sont es fleurs, les rubans, les aigrettes et les mille autres oriements que lon met daus sa coiffure, sur son chapeau, tutonr de sa figure, sur ses vêtements pour en augmenter la beauté, l'élégance, les grâces où à en donner, quand
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on en manque. La vanité, c'est l’art de donner aux hali et aux formes du corps une tournure que le siècle prései déclare être élégante et de nature à fixer l'attention. IM vanité des parures, c'est ce que l’apôtre saint Paul al pelle un corps de mort, dont on fait une espèce d’idol que l'on embellit avec des rubans, des fleurs, des deñ telles, des perles, des diamants, des aigrettes, des ri res, pour l’offrir aux regards et détourner ainsi la pensé
de lu pourriture et des vers dont bientôt il deviendra | pâture. La vanité des parures, c'est la glorification de | chair, le sensualisme de la chair, j'allais dire: l’adord@
corps occupant, chez un chrétien, la place que doit occul per l’âme, Bélial la place que doit oceuper Jésus-Christ le monde celle de l’évangile. 7
La vanité des parures, c’est l’'orgueil remplaçant l’humis lité, le sensualisme se substituant à la mortification l’ostentation mondaine détruisant la modestie chrétienne La vanité, c’est ce que reprochait le prophète Isaïe aux filles de Sion, qui marchaient la tête haute, mesuraient toux leurs pas et étudiant toutes leurs démarches. Enfin qu’oà l’admette ou qu'on le nie, il n’en est pas moins éviden” que, considérés à l1 lumière de la foi, le luxe et la vanit ï des parures, tels qu’ils existent de notre temps, c'est l’esh prit de sensualisme païen, sous une forme moins grossièr qui travaille à détruire dans l’âme des chrétiens, l’espril du christianisme. Je dis: sous une forme moins grossière parce que, au lieu d’une idole d'or et d'argent, qui avait del yeux et ne voyait point ; des oreilles, et n'entenduit point, uni bouche, et ne parlait point, comme dit le prophète David ou en choisit une de chiir qui voit, entend et parle. Que tous ceux, dit le prophète, qui fabriquent ces idoles, et ceux qui les honorent, soient dépourvus de sentiments comme des idoles! C’est pourquoi l’apôtre disait qua l'homme animal ne comprend point les choses qui sont de l'E