‹ Essai sur le luxe et la vanité des parures [microforme]Chapitre 7 sur 38 · EL · texte numérisé non relu

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t de Dieu. Ilse fait chair par le culte qu'il rend à la hir,

aissez-moi vous dire maintenant quelles sont les tes de la vanité des parures dans une âme, plus ou ins funestes, à proportion qu'elles excèdent les règles la modestie évangélique.

e but réel, quoique peut-être non avoué, de la vanité parures, c’est d'attirer l'attention, les regards, de se re admirer, La vanité des parures, c’est la mort de la deur,c’est l'amorce de la volupté, la ruine de la modestie Hrétienne, la plus belle fleur de l'humilité, La vanité parures, c'est la beanté de la chair, avec toutes ses contises, que l’on favorise, toujours aux dépends de la iuté de l’âme, qui se ternit à proportion que la vanité et ses soins à embellir le corps. L'amour pour la Bnité des parures, c’est le signe extérienr d’une foi lanissante, c'est la marque certaine d’une âme dégoûtée Dieu, qui ne trouvant plus d’'aliment pour son cœur nsles choses spirituelles, notamment dans la piété rétienne, concentre sou activité naturelle sur la partie itérielle de son être pour y trouver des jouissances nt son cœur ne peut se passer. La vanité des parures, st l'action d'une personne qui, se regardant dans un iroir, semble prendre Dieu en flagrant délit, et qui ceute par ses parures de ne l’avoir pas créé comme il bpnvsnait,.

La vanité des parures, c'est la prenve sans replique, h'un cœur est sous l'influence de la concupiscence de la air, dont parle l’apôtre St. Jean. La vanité des parures, rappelle naturellement ces pharisiens, dont parlé ésus-Christ, qui nétoyaient le dehors de la coupe et du plat qui au dedans étaient pleins de rapines et d'impureté. La anité des parures, c'est l’image d’une mère de famille qui st presque toujours absente de sa maison; c’est celle ’un cultivateur qui, au lien de semer du froment dans

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son champ, n’y semerait que des graines de fleurs; c'e encore celle d’un homme qui couvre son animal, & cheval, de maguifiques harnais dorés, et qui n’a sur] que des haillons ; c’est encore celle d’une ménagère sa cesse occupée à épousseter le dehors de sa maison, expo aux regards des parents, mais qui néglige à l’extrén d'en maintenir la propreté intérieure, soustraite à la v des étrangers.

Le soin de parer son corps avec les livrées dela vanil c’est une action indigne d’une âme immortelle, qu'a couronne qui ne se flétrit point attend dans le séjour : anges, et qui la change pour une guirlande de fleurs ( se fanera le lendemain, C’est une âme créée pour rassasier de la gloire d'un Dieu, et qui préfère la glo passagère de ce monde, C'est une âme appelée à lus de Jésus-Christ, et qui se met à la suite du monde, ennemi juré. C’est une âme que le péché d'Adam a pél d'orgueil et qui, au lieu de travailler à le détruire, donne un nouvelle aliment pour l’augmenter enc C’est une âme devenue la vile esclave du respect hum qui, au lieu de craindre la reprobation du Dieu erud ne craint que le mépris du monde, C’est une jeune] sonne, dont la religion voulait faire-un ange de mode et comme la bonne odeur de Jésus-Christ, et qui aime ni se faire nue odeur de mort. ,

Par le mirage des vaines parures, elle se fait à la semblance des marchandises sèches de notre siècles, d nues tristement célèbres par le fard et les couleurs t peuses dont on les couvre, enfin d'en cacher la maux qualité.

Une personne parée de tous les atours de la vanité daine, ressemble, sans peut-être sans douter, à une filles de la race Caïn qui s’offraient aux regards des en de Dieu, pour leur faire perdre son esprit ; c'est une I bel, qui se pare de toute ses vanités pour s’attirer

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ounes grâces de Jéhu et l'empêcher d'exécuter les ordres de Dieu contre cette méchante femme ; c’est la perfide alila qui caresse Samson pour lui arracher le secret de sa force et le livrer sans défense à la mercie de ses ennenis.

Le sacrement de la génération, plus peut-être que Hans le cœur de l’homme, fait naître, dans celui de la emme, un immense besoin de la religion, sans doute parcequ’elle a pour mission de former les jeunes intellipence à la piété chrétienne. Avant l'instinct de sa fai- Éblesse, elle sent profondément le besoin de la fortifier. Sous l'influence de l’esprit de foi, elle devient héroïque Bet d'un dévouement religieux sans borne. Cet héroïsme religieux accroît incessamment tant qu’elle continue d'abreuver son âme aux sources pures et vivifiantes de la Mpiété chrétienne.

Mais, du moment que le monde ou le démon, c’est tout u, met la main sur cette être, et vient à bout de lui nspirer son esprit, il en résulte pour son intelligence et pour son âme un désordre inexprimable. A ce moment, deux courants impétueux jaillissent de son cœur. L'un qui continue de l’entraîner vers Dieu, l’autre qui la pousse vers le monde. Si le respect humain, auquel elle est très sensible, se met de la partie, elle se placera entre Dieu et le monde, qu’elle voudra servir l’un et l’autre à a fois. Elle aura de la religion, de la piété même, elle ne peut s’en passer, mais pas plus qu'il n’en faudra pour ne point s’attirer le blâme des personnes mondaines, dont Selle a épousé l'esprit. Dans cette déplorable et fansse Wposition religieuse, sa conscience chrétienne criera peuttre bien haut: elle trouvera, ou plutôt, l’esprit du mal lui fera trouver un moyen d'empêcher ses cris de troubler son fatal repos. Elle avec elle, ce que l’on fait quand jes intérêts humains sont en opposition, un compromis, en [bonne et due forme. 9

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Aussi, elle aura une croix, symbole de force pour l'être faible, la femme, mais à condition qu’elle soit d’or ou d'argent. Elle voudra avoir une Imitation de Jésus-Christ le livre par excellence de la jeune chrétienne, mais elle aura soin qu’il soit doré sur tranche. Il lui faudra aussi ë un livre de prières pour les offices divins, mais, pour nel point manquer au compromis, il faudra qu’il soit couvert en velour cramoisi et fermant avec de magnifiques agraffes. Sa religion lui fait une obligation d'aller, lesh dimanches, ‘assister au sacrifice commémoratif de laf passion. Elle s’y rendra, mais elle aura soin de n’y aller® que parée comme pour un bal, un théâtre, ou une visite d’étiquette. Il lui faudra bien aller à confesse, maisk l'esprit qui la domine, sans peut-être qu'elle sache s’en! rendre compte, lui fera couvrir son corps des parures dus l’orgueil, comme pour empêcher son âme de sentir” l’humiliation des aveux qu’elle fera dans le saint tri bunal. Sielle va à la table du Dieu qui 4 lancé toute ses malédictions contre l’orgueil, elle s’habillera, ni plu ni inoing, comme elle le ferait pour aller à un festil mondain.

Un écrivain laïque, de notre temps, a exprimé en trois #

mots les dispositions où plutôt l'erreur des femmes dont jé viens de parler. Ælles aiment, dit-il, la Croix, pourvu à ‘igw’elle soit en Lois de rose ; la couronne d’épines, si elle est en

soie les clous de la passion, s'ils sont en velour.

Veillez me laisser achever ce que j'ai commencé ; ayez la patience de m’écouter encore un peu de temps. Car j'ai encore d’autres traits à ajouter pour vous montrer ce que devient la femme catholique qui oublie les préceptes de l’évangile.

.. Quand l'esprit mauvais, l'ange des ténèbres, le rot de | tous les enfants d'orgueil, a conduit une âme chrétienne au point de lui persuader qu’elle peut servir deux maîtres, coutrairement aux enseignements de sa foi j il ne s'arrêtera &

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oint dans cette voie de destruction : il achevera son uvre. Le démon est un habile ouvrier, il ne fait rien à moitié.

Le plus sage des hommes à dit: L’humiliation suivra orgueilleux, et encore : Où sera l'orqueil, là aussi sera ’humiliation. Celui qui a daigné s’humilier jusqu’à rendre la forme d'un esclave a dit: Quiconque s’élevera sera baissé. Elle sera donc humiliée. Suivez-moi : je vais ous le dire.

Une âme chrétienne livrée au luxe et à la vanité, perd haque jour de son indépendance, même naturelle. était sa foi, et sa foi seule, qui lui commuuiquait la orce surnaturelle dont elle avait besoin pour résister au moude et à sa tyrannie. Mais sa foi s’affaiblit à mesure et à proportion qu'elle livre son cœur à l'amour du luxe et de la vanité. Elle en vient bientôt à oublier cette grande rèzle de la conscience chrétienne : vous avez été acheter d'un grand prix ; ne vous rendez pas esclaves des hommes.

Elle à flatté la concupiscence de la chair ; elle en sera esclave. Elle à voulu mettre Dieu et le monde dans son cœur; Dieu en sortira. Elle s’est élevée d’orgueil, comme Nabuchodonosor, comme Lucifer, comme le pharisien ; Dieu lui résistera,"car, dit la foi : Dieu résiste aux superbes. Elle s’est donnée au monde, et le monde la fera à son image et à sa ressemblance.

Elle s’humiliera, elle s’abuissera, elle se dégradera, jusqu'au point de pratiquer pour l’amour du monde ce qwelle ne devait qu'à Dieu seui et ce qu’il ne lui demandait que pour lui ôter sa faiblesse, et ln “remplacer par une force divine : elle se renonce elle-même, pour prendre la volonté du monde, de ce monde anti-chrétien qui a crucifié sou sauveur, et qui n’a pour but, la femme catholique doit le savoir, que celui de détruire le règne de

Dieu sur la terre, pour lui substituer le sensualism paien.

J'ai dit que la femme chrétienne, une fois devenne mondaine, se renonce elle-méme. Je vais vous expliquer comment, et dans qnel sens.

Au lieu de fixer ses regards sur l’image du crucifié, qui a versé tout sang divin sur la croix pour relever la femme de sa profonde désradation et en faire une reine couronnée par la main de la religion aux yeux de la famille chrétienne, pour ne les fixer désormais que sur les porte-étendards du luxe et de la vanité, qui seront devenus ses modèles.

Si ces femmes qui n’ons de chrétiennes que le nom, prennent une certaine forme dans leurs vêtements : elle la prendra; si, au lieu d’un chapeau fermé et qui convient à 11 modestie, elles adoptent un chapeau qui ne con vient qu'aux hommes : elle en mettra un sur sa tête ; si elles 8e frisent les cheveux : elle frisera les siens; si elles mettent des fleurs artificielles dans leurs coiffures : elle en mettra ; si, comme le dit le chevalier de Doncourt, les porte-étendards prennent des formes de robes qui les font ressembler à des cloches ; elle prendra cette forme, etc.

Le fou change comme la lune, dit le sage. Anssi toutes ces formes, toutes ces vanités, tous ces objets d’admiration ne durent guère. D’autres les remplacent le lendemain. Et on suit tout, on imite tout, on se conforme à tout, avec une abnégation qui épouvante la conscience chrétienne.

C’est assez, mais ce n’est pas trop sur un sujet qui intéresse de si près la dignité et la mission de la femme catholique. Je dois finir par une prière, la voiei: O femmes ! à filles! de nos campagnes catholiques : ne vous abaissez jamais au niveau des femmes ou des filles mondaines. La religion vous destine à être nobles et grandes

ar votre foi, bi votre modestie, par votre piété. Vous aurez toujours la place que le Dieu crucifié a conquise

our vous dans le monde, dans la famille, dans la société chrétienne, tant que vous vous inspirerez aux sources de la foi, Mais, Ô femmes! à filles catholiques! souvenezvous que vous la perdrez du moment que vous vous ferez les esclaves du monde, de son luxe etdeses vanités. Tels sont les enseignements de notre foi.

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