DES NOMBRES
Le breton a près de cinquante manières de former le pluriel de ses noms, le cantabre une seule. Le chinois, le vallon et quelques autres langues ne donnent pas de pluriel aux choses non animées; letamanaque, au contraire, leur en donne de particuliers, ce qui porte ses nombres à sept, devant qui le duel des Slavons, des Grecs , . des Arabes , des Araucans et des Esquimanx, n'est, comme on le voit, que trèspeu de chose. Il n'y a qu'un dialecte des Lapons qui ait le duel , celui de la Finmarke ; et les Êymres ne l'emploient que lorsqu'il s'agit des doubles membres du genre humain.
Daon pour le masculin et dian pour le féminin, marquent le pluriel en breton ; on les place devant le nom qui dès-lors n'altère plus sa terminaison.
En lapon et en hongrois , le substantif qui est accompagné d'un nom numéral ne se met jamais au pluriel, ce qui. est assez logique..
Enfin, l'hébreu termine ses pluriels avec ïm, les Allemands en en, les Italiens par une voyelle . plusieurs langues en répétant le mot; et il suffirait de parcourir les différentes manières de compter pour voir si, comme le disait Court de Gebelin , les langues ne sont que des dialectes d'une langue primitive, ou si elles sont aussi différentes les unes des autres qu'il est possible de l'être.