DES GENRES
Il n'y a rien d'aussi arbitraire que le genre des noms de choses dans les langues qui en ont.
Je ne connais pas deux langues chez lesquelles les entités non animées aient les mêmes genres.
Les Chinois, les Cantabres et les Anglais ne donnent de genres qu'aux choses animées.
Dans quelques-unes, comme dans le turc et le malais , on ajoute au nom générique le moi mâle et femelle tout entier. C'est ainsi que balou laki laki veut dire veuf en malais, et balou parampouan veuve. Le copte forme souvent son féminin rien qu'en ajoutant l'article au mascuttn ; l'adjectif n'a point de flexion, et
quand il est seul, on en indique le genre arec l'article*
L'anglais frit quelquefois le féminin arec le pronom personnel : shegoat,. une chèvre. Mais ito plus de vingt manières de faire son féminin.
Les rivières , les montagnes et la mort sont du genre masculin en hébreux; les pieds et les Bras sont féminins.
Sang, miel, sont féminin en espagnol , comète est masculin jongle est féminin en italien, planète est masculin ; voyage est féminin en portugais, ainsi que carosse, qui n'est masculin en firança» que depuis Louis XIY.
En grec* Ta loi, la maison, la guerre, sont masculins ; le livre , le rossignol , le cheveu , sont féminins; ranimai est neutre comme- en latin et en allemand, langues qui» sans être d'accord entr'elles, donnent un tout autre genre encore aux noms mêmes des- choses animées; ainsi, la fille et f enfant sont neutres dansfadlemand, qui d&encorela stfeiletteluné, 1% bouche est aussi masculin , tes yeux sont neutres, et le nez est fémteîn. Ce nea est mas* euhn en grec si on Pexprime par nmcter, et féminin quand on. emploie rir. Toici te grec q*i a plusieurs mots peur dire nez, et te turc, te Urghia, le oemman el foutes les tangues
ouïgour n'ont qu'un seul mot pour dire bec et nez. C'est sans doute une nouvelle preuve de {Identité des langues; car il doit se trouver très-probablement si peu de nez et de becs dans certains climats, qu'il n'est pas étonnant, de trouver des peuples ayant à peine un mot pour tes distinguer! Eu chinois, le caractère pie désigne à la fois le~ nez, les narines et un . père de famille.
DES VBRBB&rJK UKBRS VOIX ET LEUES MODES.
Ne parlons pas des voix; le turc en a six : la . naturelle, la négative, tecoaetfve, riatpossîMer, l'égoïste et 1» mutuelle. Ces-sis voix pourraient en former plus décent avec leurs combinaisons mutuelles. La voixpassive, quiest commune au slavon et au Scandinave, ne s'exprime point par la terminaison dans le copte, sed è sensu et circumstandis determinandu est % selon Sholtz.
Le kartlfte a 1* voix négative comme le turc et presque toutes les langues agglutina/rie*.
Ne parions pasde* modes; certaines langues n'en mat; qetim , le punique deux f Kndieatif et impératif), ratfgfeiffen a trais eu y ajoutant ïi«Êi^î^e^l&m(^armaTelb^\efm^sn^
a quatre, le latin cinq avec le gérondif et sans le* supin, le grec en a six, et d'autres langues en ont encore davantage ; le lapon a aussi son gérondif et son supin.
Faut-il parler de leur emploi : le que veut le subjonctif dans les langues dérivées du latin, et l'indicalif en turc; le lapon remplace le ut des Latins par un affixe.
Ce subjonctif, qui fournit des personnes à l'impératif dans quelques langues, dans d'autres, est remplacé par le futur, et il manque à la langue russe.
Plusieurs langues ont des doublés modes, d'autres n'en ont point ; par exemple , le chinois où, comme parfois en anglais et en turc, le substantif est la racine du verbe, invincible dans plus d'une langue..