‹ Essai sur le nom et la langue des anciennes CeltesChapitre 21 sur 27 · OBJECTION ET RÉPONSE · texte numérisé non relu

OBJECTION ET RÉPONSE

On ne manquera pas de dire que tout en combattant le système des unitaires, nous leur avons parfois fourni des armes , en admettant des étymologies identiques dans des mots de langues diverses, et que nos arguments donnent ainsi des résultats diamétralement opposés à ceux que nous promettions. Voici notre réponse. Nous n'avons jamais nié les relations qui ont existé entre les différentes nations depuis

le fond de l'Asie jusqu'aux extrémités dte l'Europe et de l'ancien avec le nouveau continent; mais encore une fois, parce que l'ascendant d'un peuple plus avancé dans la civilisation est parvenu, soit parl'effet de la conquête ou de tout autre cause à introduire des mots de sa langue dans celle d'autres peuples , faut-il en conclure que ces peuples n'avaient pas de langue propre? Parce que le latin avait remplacé la langue des peuples soumis à l'empire romain, et que, dans quelque temps, on parlera russe chez plus d'un peuple conquis par l'autocrate ; parce qu'on parle en Amérique des langues européennes, et l'anglais dans l'Inde ; parce qu'on trouvera des mots latins partout où les missionnaires ont pu pénétrer, faudra-t-il conclure qu'il n'y a jamais eu qu'une langue? On n'a qu'à parcourir l'Atlas etnographique que nous avons cité plus haut pour voir le peu d'analogie qu'il y a entre une infinité de langues, malgré les mots qu'elles ont adoptés de leurs voisines. La langue géorgienne, dit l'abbé de Petity dans son Encyclopédie, ne ressemble à aucune des langues connues, et certainement la langue chinoise n'a rien de commun avec les autres langues alphabétiques de l'Asie et les nôtres. Presque toutes

ont des qualités spéciales qui les distinguent des autres, même indépendamment de la structure de leurs mots. Le malais, par exemple, répète souvent le mot pour exprimer une seule idée. Boy an bayan, ombre, laki /a/ri, mile, boya boy a, berceau, catla calla, en tout temps, (de calla, temps). D'un seul radical, il compose plusieurs mots , ainsi de matta, œil, et hari, jour, il fait soleil ou œil du jour; de matta et ayer, eau, il fait larmes on eau dis yeux; et il dit encore bouta matta pour dire aveugle, ce qui n'a point lieu dans d'autres langues ; et pour ne parler que des deux précédentes, le soleil se dit mse en géorgien et je en chinois; l'œil se dit ian en chinois et chorati en géorgien ; et l'eau se dit chaux en chinois et tskaH en géorgien, ce qui n'a pas plus de rapport avec le ayer malais que les autres mots.

Tana veut dire terre en malais, et tien terres en chinois; mais le malais dit aussi boum'x et darat pour la terre , et tien veut aussi dire le ciel en chinois. Quant au géorgien , il appelle la terre mina. Ces mots n'ont donc d'autre analogie que celle que doivent nécessairement avoir tous les mots composés de voyelles et de consonnes.

Lés langues ayant toutes des milliers de

mots que nous ne pouvons représenter dans les nôtres qu'avec des linguales et des labiales, il serait beaucoup plusaurprenantqu'oo ne trouvât jamais de ressemblance entre les mots des différentes langues, que d'y en trouver; aussi, voyons-nous que si tana veut dire terre en malais , tuna veut dire eau en Jamanaque, tan feu en breton , loin soleil en souake, taanU cheveux en çhiquita, taun œil eu syouah, tunnia bopobe en sanscrit, tan dent en frison, thianna langue en irlandais, et tian ventre en ta gale, sans compter nos tant, tiens, ton, tanne à n'en plus finir.

Nous pourrions en dire autant du mot tien chinois, qui veut dire aussi ciel. Dieu, esprit, et tant d'autres choses; mais ce que nous dirions de ce mot, il faudrait le dire de tous les autres. Dans wie langue comme la chinoise , qui n'a que quelques centaines de sons pour exprimer des milliers d'idées , il faut certainement que le même son veuille dire plusieurs choses ; au contraire , les langues qui ont plusieurs sons pour exprimer la même idée doivent avoir beaucoup de synonymes. De ce nombre est la langue grecque qui a soixante-dix synonymes de tromper, le mandtehou qui en a plus de cent pour nomma* le cheval, et l'arabe qui en a plus de mille pour dire épee*

Toute analogie entre le son et l'idée est donc rendue par là insuffisante pour juger l'affinité des langues, si la logique et l'histoire ne viennent pas préfixer leurs chiffres devant les zéros linguistiques; mais l'histoire nous dit que les premiers peuples vivaient en petites sociétés (V. le paragraphe 2 de la première partie) , qu'ils n'avaient que des rapports hostiles avec leurs voisins. La logique ne peut expliquer la diversité des déclinaisons et conjugaisons, le nombre parfois extraordinaire des synonymes d'une langue, qu'en supposant l'union en une seule de plusieurs de ces nations, soit par la conquête du plus fort, soit par une alliance utile contre un ennemi commun, comme l'histoire de la Chine, de l'Arabie et de la Grèce nous l'explique, et ce que confirme la diversité des dialectes , de l'accent et de la prosodie dans toutes les provinces de l'Europe et de l'univers ; diversité non moins réelle que celle des mœurs et des préjugés, des chansons, des danses et des autres coutumes qui n'ont pas changé depuis des milliers d'années.

3 e preuve*

Pour celui qui réfléchit que beaucoup de mots

homophones ou homonynes ont des significations aussi diverses que voler avec les ailes, et voler avec les mains; pour celui qui sait que le changement d'un accent suffit dans presque toutes les langues pour augmenter le nombre de ces homonymes , comme ancora et ancôra en italien , et theôiocos et theotôcos en grec ; et quelechangement du genre produit en d'autres langues le même effet, comme der see le lac, die sec la mer en allemand ; pour celui qui a approfondi l'étude des langues et vu les altérations auxquelles les mots sont sujets en passant d'une langue à l'autre (1); qui sait que les anciens monosyllabes se sont usés et que les existants étaient jadis des polysyllabes; qui n'ignore pas enfin combien la religion, les mœurs et les habitudes peuvent influer sur les langues (2), celui-là ne bâtira pas des systèmes sur

(1) Seil, corde en danois , sail , roile en anglais; seiler, cordier en danois» sailor, marin en anglais; Uim, colle en danois, lime, chaux en anglais; schmal, étroit en allemand, small, petit en anglais; largo en espagnols signifie long en français; gross en allemand, grand en Français, gum palais en suédois , gencive en anglais* dw eau en gallois, et dew rosée en anglais.

(2) Parmi celles-ci, il est assez remarquable que chaque pays semble ayoir une province particulière-

des analogies de sons. Mais si, malgré tout ce que nous avons dit , il reste encore un doute , voici une liste de mots qui tendront, je crois, à le détruire; liste qu'on pourrait grossir à volonté.

Il, elle, eïlem signifient en lapon il vit, vif, vie.

/// en cantabre signifie mort, mourir, tuer.

Caldeu anglais signifie froid; calio en italien chaud.

Catien anglais signifie appeler; caliar en espagnol se taire.

Hell en anglais signifie l'enfer; hclle allemand , la clarté.

Empty anglais, vide; empii* italien, rempli.

Himite, le ciel, idée élevée en théos tique; humile, humble ea latin, de humus la terre.

ment destinée è fournir lesfaommesles plus utiles. Leg Darlecarliens en Suéde, les Irlandais en Angleterre, le* Gallegos en Espagne , le» Auvergnats en France, les Savoyards en Piémont, les Berganaaques à Gènes, etc., sont synonymes de portefcii, crocheteor. homme de peine,, ramoneur , décroteur. Lombard était jadis synonyme en France de préteur sur gage, et Suisse de portier. Allemand en Espagne signifie presque partent quintai'llrr, et Italien maitre-d'hotel, ainsi que duteh (hollandais) en Angleterre est synonyme de colporteur.

Dune français, élévation; down,en bas en anglais.

Cima, la cime en italien ; *ima y l'abînte en espagnol.

Strech de streeken, allemand, allongé ; sirech, piéinontais, de l'italien stretto, étroit.

Kara, noir en turc; kir, blanc en sibérien.

Deutlhh, distinct, clair en allemand; douteux, obscur en français.

Ce, soleil en chinois; ge, la terre en grec,

flo, feu en chinois; eau, l'élément liquida on français.

Teiti, blanc en géorgien;. tetro, noir en italien.

Pas, non en français; pa, oui en tupinamba.

Sin espagnol, sans; *yn grec, avec.

Heri, hier en latin ; aurion, demain en grec.

Nay en anglais et nai en' grec affirment, nein en allemand et en slave nie.

Pœ, tête en finnois; pé, pied en piémontais.

Ber , pierre en kurde et beurre en plusieurs patois de la France et de la Suisse.

Our, eau en basque ; 6ùr, feu en afgttan.

Su , feu id. su, eau en turque.

Rare, pluie en touchi (Caucase) ; kaW, vent en géorgien.

Noup. terre en zamouka (Amer, méridion.), neb, ciel ça con**

Je prends un antre dictionnaire et j'y trouve des verbes qui répondent à : je m épaissis, je deviens comme du bois, je m'endurcis, je commence à me pétrifier, je deviens cirtnnte un os, je crève avec bruit 9 je deviens liquide, je deviens bleuâtre , j' étincelle comme l éelnir, je ne vais pas plus loin et je dis : Cette langue appartient à un peuple accoutumé à vivre dan9 les glaces du Nord, dans le pays de l'aurore boréale , et c'est en effet du russe. Pour qu'on ait composé des verbes tels que sineou, devenir violet ou bleuâtre , il ne faut pas seulement que cela arrive, mais que cela arrive souvent, et c'est l'effet du froid de tous les hivers dans ce climat.

Au contraire, je prends le dictionnaire pampamgo, et j'y trouve un nom (ablang) qui veut dire ouverture de la terre par sécheresse^ pute quatre mots pour exprimer l'eau : un', l'eaurpour se laver (vins) , l'autre, l'eau douce (tabung), le troisième, l'eaude mer (alto) et te quatrième, l'eau chaude (sub). Point d'effet sans causes; je me dis : Un mot tout seul pour désigner l'eau chaude? l'eau de mer? c'est l'habitant maritime de quelque contrée où il y aura plus d'eau chaude qu'ailleurs ; enfin, je trouve que le pampaogo est un idiome parlé auï Philipines où six mois de chaleur, qui succèdent à

six mois de pluie, font crevasser la terre; et on sait que dans l'île de Luc on, la plus grande des Philippines, il existe un lac d'eau à 77 degrés de chaleur. Le besoin de distinguer une eau de l'autre aura donc fait créer des mots particuliers pour chacune d'elle ; cette langue porte encore avec elle des preuves évidentes qu'elle n'a copié que la nature dans ses mots onomatopéens qui ne sont pas en très-petit nombre (1). Je trouve dans la langue française citadelle, parapet, contrescarpe, etc. ; je dis : Les Français ont appris des Italiens l'architecture militaire ; et puis je trouve quartz , feldspath , nikel, cobalt, zinc, etc., et je dis : La géologie est née dans le Nord. Enfin, je trouve dansdifférentes langues des termes de modes, de chimie, de politique , qui sont évidemment venus du

(1) Frapper à la porte, tigtig; sonner, dildil; poule, toeeoe; tambour de roseaux, palung, etc. Il y a quarante espèces de bruits dont chacun est exprimé par un mot particulier , soixante manières de tirer et se tirer; il y a dormir, nigla; dormir accompagné, saling; dormir déshabillé, olas, etc.; puis des mots tels que abao, ce qui reste du diner ; eumun , porter un enfant dans le» bras; talae, ouvrir les jambes; mulat, ouvrir les veux, etc.

français , et je vois ce que le bon goût et les sciences doivent à la France. C'est ainsi que du nom du fusil, de la poudre, du miroir, de la colle, de l'image, dû vinaigre, etc., on devine, dit M. Balbi, que le peuple letton a reçu sa civilisation des Allemands ; car un peuple ne crée des mots qu'au fur et à mesure que la nécessité l'y force , et ces mots sont le plus souvent des modifications de ceux qu'il a déjà, ou des termes onomatopéens, s'il ne les emprunte pas à ses voisins.

Presque toutes les langues ont des expressions propres; en voici quelques exemples en une vingtaine de langues :

Le pampançoa quarante espèces de bruits:

bruit de l'eau, des plats , des épées, des pieds, etc., tous représentés par un mot unique.

Il a vingt-trois manières d'étendre et de s'étendre; soixante manière de tirer et se tirer, à l'eau, à terre, de côté, dessus, en arrière, dehors , etc., toutes exprimées encore par un seul nom.

Comme la langue tamanaque, il a aussi des mots uniques pour exprimer :

Ouvrir la bouche, sagpang.

Ouvrir de haut en bas, bislac.

Ouvrir avec la clé , sulut.

Ouvrir les yeux , mulau

Ouvrir les jambes, lalac.

Ouvrir le poisson, busbu*.

Enfin , il a plusieurs manières d'attaquer et d'être attaqué, et une abondance incroyable de nuances dans chaque circonstance ajoutée à l'action simple. Le plus extraordinaire, c'est le peu d'analogie linguistique entre un mot et l'autre; ainsi :

Etendre ce qui est ramassé, apis.

— ce qui est doublé, lantang.

— le cou , anglao.

— la vue , aclap.

— la main , « adduang.

— les ailes , silod, etc.

Je lis le vocabulaire espagnol, et j'y trouve des mots tels que les suivants :

Recental, l'agneau qui tôte,

Borrego, celui qui n'a pas encore un an,

Cordero, corderuelo, corderito, corderillo, cor* derico, borreguillo qui est le même borrego, mais dont les nuances indiquent l'état de pros. périté et de force de l'animal. «

Borro (mot qui est encore indostan), le mouton qui passe d'un an et n'en a pas deux encore,

Carnero, le mouton fait.

Chibato, petit chevreau de six mois,

Cegajo, bouc de deux ans, Cabron, bouc tout fait; pute cabra, cabrito, cabritillo, etc.

Mùêtrenco , ta qui n'a pas de maître.

Ré*, tète de bestiaux quelconque , du m latin (respublica, troupeau de la cité).

Mesia, assemblée des propriétaires de troupeaux qu'on appelle ganaderos.

Rabadan, maître berger.

Zaleo, la peau d'un mouton à moitié mangée.

Strie, les excréments des bêtes à laine pour les distinguer de ceux du chien, du cheval, des pigeons, des vaches, des poules et du dindon, qui ont chacun leur nom particulier en espagnol.

Dehesâ, le terrain destiné au pâturage.

Trashumante, nom qu'on donne au troupeau qui passe de la montagne à la dehesa ou vice versa.

Cinqucna, troupeau commun gardé par un pâtre que le village paye, et dans lequelchaque particulier a le droit d'envoyer cinq reseg; outre cent mots différents pour le troupeau et le pâtre, selon l'âge, le sexe et le genre d'animaux qu'il dirige; et nous disons : Les Ibériens étaient essentiellement pasteurs.

iSi

Le Tamanae dit :

Yemeri,]e mange du fruit.

Yan ri, je mange de la viande.

Yacuru, je mange du pain , etc.

La langue cora dit :

Antacu, ouvrir la perte.

Ânticu, ouvrir là caisse.

Acacuaya, ouvrir la bouche.

Âtatoa, ouvrir te maki.

Aëtche, ouvrir les yeux, etc.

Porter des choses vivantes, e'est on mot ; le» porter étendues, un autre; vides, un autre; rondes, encore un autre.

lapon. Il y a quinze manières de (tanner, vingt de montrer, vingt-neuf modifie^ tious de de vivre, telles que ellegodam , je commence à vivre ; ettem , la vie; ekâ, la durée 4e la vie ; ef/a/am, je vis peu de temps, etc. ; et puis encore des manières de rendre des sons.

Sigtnm, sonum edo trt «qua in qua animal incedit.

Sudam, strepo ut igufc effusftaquâ.

Julam , ttonio ut vas vacuum percussum.

Gurkam,je fais glou-glou, c'est-à-dire sonum liquidi dum in gutfure detabitur.

Géorgien. Dé, petit fait.

«me/i , terre qui tient au continent.

Ltnttn.jEgroto, je suis malade.

Valeo.je me porte bien.

Invitus, de mauvaise volonté, etc.

Guarani, Yuruae, bouche qui trouve du goût à ce qu'elle mange.

Teçanga, yeux qui pleurent.

Yurub, bouche fermée.

Yurua, bouche ouverte.

Yurucaru, bouche qui mange, du verbe caru* manger.

Le mot teça, yeux, a plus de cent composés de cette espèce; et le radical yuru, bouche, en a aussi une très-grande quantité.

Hongrois. Magyarul, à la hongroise.

Nene, la sœur aînée.

Huga, la plus jeune.

Batya, frère aîné.

Oise, puîné.

Tndok magyarul, (cognosco ungarice) pour tudotn a magyar nyelvet, je sais la langue hongroise. [Om est la désinence du verbe actif, et oh du neutre.)

Limousin, languedocien et catalan*

Ray, ce mot a plus de dix acceptions différentes dans toutes lesquelles on ne peut le rendre que par une périphrase.

Cantabre. Bayona, bon port de mer.

Baliatu, faire usage de quelque chose, Barnacoya, endroit profond.

4 w«amiAtMim<v Bung-vo , ratf jte plustoucs femmes,

Arçr notons- v^wv^ de &mm* wm& Mon-mm, teiiftfutànie j<wr<te Vw Issuai*. £>**-**»», te eôté 4*i tefiipte flfoawé fkw hommes.

j^,fCpi)Ttorl*<tos,

Grec. Antagonizomai, je a* perte partie

adverse.

Anogeon, salle à manger.

Adacrus, qui ne pleure pas, etc.

Un gros livre ne suffirait pas pour tous les mots de cette sorte qu'on trouve dans le grec. Aussi riche que toutes celles dont nous venons de parler, cette langue a une infinité de synonymes et de nuances pour exprimer les moindres détails d'un mode d'être ou d'une action. Elle a entr'autres vingt mots pour dire je marche, sans tenir compte de nuctoporeô, je marche de nuit; acrobateô, je marche sur la pointe des pieds; erpô, je marche sur le ventre,, et d'autres qui correspondent à eo coram , eo extra y eo fréquenter, eo impetuose, et jusqu'à* apopsileôy eo nudato preputio !

Noos nous résumerons.

1* L'homme naît moet, mais avec la faculté d'apprendre à parier.

S* Les hommes peuvent non-seulement répéter les mots qu'ils entendent, mais en créer.

9» Les circonstances et les besoins donnent lien à cette création, mais les circonstances et les organes ne sont pas les mêmes chez tons les hommes.

Donc les hommes n'ont pas dû parler tons la même langue.

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