CELTIQUE
Puisque l'existence (fane langue primitive est une chimère, et que les anciens peuples de la Celtique ont vécu, comme tous les autres peuples, épars, isolés (1), ennemis lesung des autres , que devait-il arriver? Ce qui est arrivé là où il y a eu des peuples dans les mêmes circonstances; ce qui a lieu en Asie, en Afrique
(1) Voyez la première partie.
et en Amérique, où il y amie infinité de langues différentes, devait avoir lieu dans b Celtique (1).
Noos avons ru qne la Celtique de PeDoutier et des anciens était r Europe tout entière.
SaOuste va même plus loin : « Dans la division du globe terrestre, dit-il (DeBcllo Jug. c. 17) , la plupart considèrent l'Afrique comme la troisième partie du monde ; quelques-uns , en très-petit nombre , ne mentionnent que deux parties : l'Europe et l'Asie ; d'après ceux-là , l'Afrique fait partie de l'Europe. »
Dans un temps où Ton voyageait si peu , et où fabulare était synonyme de parler , il n'est pas étonnant qu'on eût des idées très-inexactes, très-fausses en géographie. En effet, presque tous les anciens, comme Pelloutier l'a prouvé, croyaient que les Alpes étaient la continuation des Pyrénées, et le mot de Riphéens désignait à la fois ces deux chaînes de montagnes. Hérodote semble même croire que ces monts Riphéens tenaient aux montagnes de l'Afrique, car 11 croit que le Nil et le Danube en sortaient; tant il est vrai que les choses éloignées nous
(1) La Tabula philolagica de M. F. Galli est la classification de 3,000 idiomes exista ot ou ayant existé sur les Iro 'continents. • '
semblent plus petites et plus ramassées; tant il est vrai que, dans les connaissances humaines, l'unité, c'est-à-dire la pauvreté, la confusion, précèdent l'abondance, la distinction et la clarté. Nous ne regarderons cependant la Celtique que comme l'Europe, et Yoici les langues que nous y trouvons.