PREMIÈRE PARTIE
U oogujiiow deUe lingvft è wceparia a corregere non pocbi errori di coi à pitna la storia.
(Hsawifi, cat. dette Hog. ooomo n.47i.)
Il n'y a rien de plus intéressant que l'histoire ancienne des pelles de l'pcçident , car c'est l'histoire de la partie du monde qui se trouve aujourd'hui à la tète de la civilisation et donne par ses lumières tant de lustre et de prestige au nom européen ; cependant il n'y a rien d'aussi obscur que les tystes des anciens habitants de cette partie du monde; rien de plus vague , de plus incertain que ce 91e l'on nous dit 4e leur langue et de leur nofu ; il y a sur ce sujet presque qutapt de systèmes que d'auteurs.
Selon MM. Gilbert, Falconet, Freret, etc., il y aurait des Gaulois partout.
Les auteurs anglais de Y Histoire universelle n'y voient que des Celtes, de même que Pel-
toatier qui ne peut pas pardonner au fatroi la Hontan d'avoir admis la possibilité de j sieurs races humaines (1).
Astarloa, Larramendi et Hasdeu sèment l'Europe de Cantabres que le P. Hervas retrouve dans les Ibériens de l'Espérie.
Goropins est pour les Flamands.
Dire pour les Scythes.
Rodrigue pour les Latins.
Dénina pour les Phrygiens.
Guaruacci pour les Italiens.
Micali pour les Etrusques.
Bochart et plus d'un rabbin pour les Juifs.
Erique pour les Grecs , et les auteurs hollandais pour les Bataves.
Peyron nous fait descendre des Titans y Orlelius des Hongrois, Benter des Arméniens, M. Eichoff a pour les Indous ce respect filial que d'autres sentent pour les Bactriens; et des auteurs de toutes les nations ont démontré leurs sympathies, qui pour les Autochtone, qui pour les Atlantes , les Sarmates, les Goths, les Chinais, les Ethiopiens, les Sames et les Américains eux-mêmes.
La critique a su faire raison de beaucoup de
(1) Histoire de V Académie de Berlin. T. Y, p. 494.
ces systèmes que l'amour-propre national a pu seul enfanter; mais, il faut l'avouer, la question n'est pas du tout résolue.
. Pelloutier, qui a fait un des meilleurs ouvrages que nous ayons sur les Celtes , croyait qu'ils parlèrent tous la même langue. M. Âmédé Thierry, dans son remarquable ouvrage sur ce peuple, n'est pas de l'avis de César quant à la synonymie de Celtes et de Gaulois; il croit cependant avec ce conquérant romain, « qui s'occupait beaucoup plus de battre Us Gaulois que de les étudier, » qu'ils n'avaient que trois langue différentes : le belge, le breton et le basque ; c'est-à-dire qu'ils n'avaient point de langue propre i ce qui serait assez extraordinaire pour un peuple si nombreux et si puissant^).
Court de Gebelin , Tanzini , Parson , Etienne Morin, Arndt, Henselius et tout cet essaim d'auteurs aussi dévots au moins que savants , qui font peupler le globe par les petits-fils de Noé à une époque où il n'y avait pas un de ses
(1) Noua prouToas dans la dernière section de cet ourrage que la langue Bretonne n'était pas la langue de* Gauîoi» de M. Amédé Thierry.
coins qui n'eût déjà des habitants (i ) , nous assurent qu'il y eut jadig une langue primitive, et que toutes les langues actuelles dérivent de cette langue jadis unique; que, par conséquent t Von n'a jamais parlé en ce monde qu'une htngHe
(1) M. le marquis deFortiaé"Urban l'a prou-ré pour Il Chine.
H* de VoJney poor l'Egypte.
Mieali pour «l'Italie.
Klapproth pour l'Inde.
Bayer pour la Scythîe.
M. Eusèbe Salyerte poor la Perse et la Chaldée.
Pelloutier pour le nord de l'Europe.
Strabon pour l'Espagne.
Le baron de Humboldt pour- l'Amérique et pour tonte la terre. «J/histoire, en remontant aux époques les pins reculées, dit ce savant, nous montre presque tontes les parties dn globe.ooeupées par des nommes qni se croient aborigènes» parée qu'ils ignorent leur filiation, d
Enfin, nous résumons dans notre Essai sim la Chronologie de la. Raison, les mille données que cent auteurs ont tirées de presque toutes les sciences, pour prouver ce que Lao-Tsen a dît, il y a plus de 3,000 ans, que « Yhommeest un enfant né à minuit ; quand il voit lever te soleil il croit qu'hier n'a jamais existé. 9 (V. À. RanusAT, Mélanges Asiatique*. )
ou les dialectes qui en sont dérivés, M. Balbi s'abstient de donner son avis ; lord Moufxwido, le marquis de Fortia, Pallasf , Ade|vog , Maltebrim , l'auteur des Onomatopées de La. langue française , MM. de Humboldt et beaucoup d'autres savants pfrilQloçugs , ne partaient aucunement ce que le jésuite Hervas lui-même appelait un falmofUmfiM* Il est dope évident qii'arffaf <? iubjudkeliê tst, et nous croyons notre Ucbe d'autant plus importante , (pie presque aucun des linguistes qui Vont traitée n'egt encore traduit en Français, à l'exception des savants discours prononcés à Rome, par Mgr Wiseman sur les rapports de la sciepee et de la foi, où Ton ne tient compte que d'une seule classe de faits.