CHAPITRE II. a
Avec un semblable instrument , la forme ronde est en effet la plus facile à tracer ; mais elle tend à effacer les marques caracte'ristiques de certaines lettres , très-aisées d’ailleurs à confondre, et elle fait surtout disparaître ces légères inégalités que l’on remarque au haut et au bas des caractères. Ces inégalités nous paraissent des restes du véritable et ancien alphabet pali-siamois , qui n’est pas encore devenu cursif. Que l’on compare avec la planche du Phdtimokkha la planche du Boromat (pl. III), on verra que toute la différence de ces deux caractères vient de ce que le premier a effacé les angles multipliés qui hérissent le second. Mais il les efface moins quand il est écrit sur papier, comme dans notre planche, que quand il est gravé au poinçon sur olles. Le spécimen que nous donnons de cette seconde manière d’écrire le pâli , qu’on pourrait appeler une dégradation réelle , quoique peu sensible , du pali-siamois propre , est emprunté à un fort beau manuscrit ayant pour titre: Histoire de Sivichajr, une des incarnations du dieu Somonacodom , en bali , en 3 livres , livre i ".
Le texte que reproduit ce spécimen sera transcrit en caractères européens, traduit et expliqué dans l’appendice h la fin de cet Essai.