II. Alphabet pali-siamois , extrait du Boromat
On a vu plus haut que, suivant Leyden, le véritable alphabet pali-siamois est formé de petites lignes disposées angulairement, et qu’il s’appelle caractère khohmen. Nous n’hésitons pas à appliquer cette dénomination
à l'alphabet que nous donnons dans notre planche III , sans chercher à examiner si réellement il appartient au peuple qui porte ce nom. Nous donnerons ultérieurement le résumé du peu que l’on sait sur les migrations qui ont porté le pâli, et avec lui les alphabets d’origine indienne , dans toute la presqu’île au-delà du Gange. Quant à l’alphabet khohmen , nous avons peu de chose à en dire, sinon que nous manquions de tout secours pour l’interpréter. C’est de l’examen attentif des élémens qui constituent le caractère de notre planche II, que nous avons déduit la connaissance du khohmen
Nous avons ajouté aux voyelles le visarga, qui ne se trouve peut-être qu’une fois dans le mot hmh > que Lalouhère traduit par illustre , et Vanousvdmm , dont l’emploi comme signe représentatif du m final est assez frequent.
Nous n’avons pas trouvé le da cérébral non aspiré , quoique nous ayons lu un grand nombre de textes.
Pour les autres signes , nos assertions peuvent avoir quelque chose de plus affirmatif que pour l’alphabet précédent, en ce que les textes d’où nous les avons tirés sont, à la bibliothèque du roi, en assez grand nombre, lis se composent de sept boîtes, consacrées à la philosophie et à la théologie des Siamois. Cette variété de textes nous a donné un grand nombre de groupes. Nous les avons recueillis avec soin , parce qu'ils peuvent causer quelque embarras dans la lecture. Les formes diverses de l ’ ou ( long ) ont été rendues avec le plus d’exactitude qu’il nous a été possible. Il en est une remarquable en ce qu’elle offre , avec le v ou iv placé sous une consonne,