‹ Essai sur le PaliChapitre 30 sur 108 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

nier roi cingalais, l’an huit cent - quarante- quatre de Bouddha, l'addition des règnes produit 241 ans, qui, ajoutés aux 78 ans avant J.-C., donnent, pour la mort de Mahasin et l’an huit cent quarante-quatre de Bouddha, l’an trois cent dix-neuf de notre ère. Ce dernier nombre , soustrait de huit cent quarante-quatre, place exactement la mort de Bouddha l’an cinq cent vingt-cinq avant J.-C. Si on descendait l’ère de Shdka de deux ans, c’està-dire si on la plaçait la douzième année de Tchoranga, la date de la mort de Bouddha descendrait aussi et tomberait en 523 avant notre ère. Comme ce point n’est pas déterminé dans l’histoire cingalaise, on est libre de choisir entre les deux époques; mais, si on adopte la seconde, les deux dates ne concorderont plus; d’ailleurs le texte même du Râdjdvali place la mort de Tchoranga après le commencement de l’ère de Shdka.

Une autre rectification plus importante que nous faisons subir à la traduction de l’histoire cingalaise, et dont nous devons rendre raison, porte sur le nombre 6o3 que nous lisons au lieu de sept cent trois qui se trouve dans le texte; nous ne doutons pas que ce ne soit une erreur de typographie. D’abord , les deux dates données par le Rddjdvali ne s’accordent pas ; car , si Bouddha est mort depuis 708 , en 78 de J.-C., le commencement de son ère tombe en 625 et non en 5 i 5 , date que donne le texte dans un autre passage. Ensuite les autres autorités, Joinville, Davis, Mahony, placent unanimement le Bouddhavarclia au commencement du sixième et non du septième siècle avant notre ère.

Nous trouvons en effet que leur accord est de nature

ôo ESSAI SUR LE PALI,

à inspirer une entière confiance. Joinville dit, d’après le témoignage de savans Cingalais, qu’en 1801 Bouddha avait disparu depuis 2344 a ns (0» e * conséquemment il place la première année de son ère en 543 avant J. C. , et l’arrivée de Vidjaya à Ceylan sept joors après. Davis nous donne exactement la même date que Joinville (a), et Mahony ne diffère que d’un an en moins (54a). 11 y a donc entre le calcul de ces savans et celui du Rddjdvali, la différence de dix-huit ans, très-facile à expliquer, quand on pense que nous n’avons pas sous les yeux les matéri.iux sur lesquels ont travaillé Joinville et Mahony. Si nous les possédions, il ne serait peut être pas impossible de les concilier avec l’histoire cingalaise. D’ailleurs le Rddjdvali tel que nous l’avons, n’a pas pour but de donner un travail chronologique. Aussi les dates n’y sontelles pas mentionnées avec ce soin qu’on exigerait s’il s’agissait de recherches spéciales en ce genre. Nous citerons en preuve une incohérence , et même une contradiction, dans celle histoire, qu'il est difficile d’expliquer. Vidjaya fonda la monarchie cingalaise au temps de la disparition de Bouddha, qui, d’après le texte, a eu lieu en 5u5 avant J.-C. Or, en additionnant les règnes des rois qui ont précédé notre ère, on trouve qu’il faut remonter Vidjaya jusqu’au commencement du septième siècle, au lieu du sixième, ce qui ferait commencer son règne bien avant l’évènement auquel on le rattache. On dira peut-être, pour concilier celte diffi-

(i) Asiat. Research, t. vu , p. 4 >7, ci. Lond. 4 *. (i) Divis, Trait), p. S17..

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