‹ Essai sur le PaliChapitre 54 sur 108 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

IOI

Lorsque deux mois infléchis, dont l’un se termine, et dont l’autre commence par une voyelle, viennent à se rencontrer, on applique, à quelques exceptions près, les règles que nous venons d’exposer.

A bref devant a bref parait s’élider : ainsi, natÜd pour net atthi.

A tld s'élident devant i , ou, e, o.

ta/rime

— taira imr.

attouddesam.

— atta + ouddesam.

ekouddesothâ

— eka + ouddesa + othâ.

tcbeso

— tcha -(- eso.

tasseoa

~ tassa + eva.

kapanrsou

— kopaua -(- esou.

mahuussdho

~ mahd + oussâho.

A bref iuitial ,

précédé de t, e, et d 'anousvdra (sans

doute aussi de ou et o), s’élide darts le mot aham et api.

bhavdmiham

~ bhaoâmi + aham.

sabbepi

— sabbe -j- api.

ahampi

~ aham -(- api.

Peut-être que le mot dvâpi doit s’expliquer de même par le retranchement de l’a bref, et non par sa fusion avec Y à long. Ces mots aharn api , ne perdent, en effet, leur première lettre que parce qu’ils sont enclitiques.

I bref devant i bref se contracte en i long dans iti,

dhdrayâmtti — dhdraydmi -}- iti.

viharati/i — viharati -f- iti.

karuntiti = karcnti 4 - iti.

karvhiti — karohi iti.

hahiti =. hahi + iti.

I bref final s’élide devant A, e, et sans doute ou, o.

ahampâyasmanto — aham + api -f- âyasmanto.

sabbeheva — sabbehi -f- eva.

I bref initial , précédé de d, ou, e , o, et anousvdra , s’élide dans iti.

ndmdti

liutuûti

sddhodti

âgatchtrhhatodti

bodhisaitoti

kanmanti

bhavâmihanti

ahanti

— nâmd + iti.

— hotou + iti.

~ sddtwu -j- iti.

— dgaùhtihhatou + iti.

— budhisaltu iti.

= karuriam iti.

— bhavâmi -|- aham -f- iti.

= aham + iti.

Il faut remarquer sur cette règle que la voyelle qui subsiste après l’élision, s’allonge comme s’il y avait santlhi, ou contraction.

Si maintenant nous voulons ' résumer les règles qui paraissent ressortir de cet exposé, nous aurons :

i° Une voyelle tombant sur sa semblable, s’élide, quelquefois s’allonge ;

2° Une voyelle tombant sur une voyelle dissemblable s'élide toujours.

Ces règles, cependant ne doivent pas être considérées comme absolues; car si nous avons vu plus haut que dans la composition des mots, on l’on doit, avant tout,

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