‹ Essai sur le PaliChapitre 97 sur 108 · III. Conjugaisons · texte numérisé non relu

III. Conjugaisons

Avant d’expliquer les règles de la conjugaison prâkrite, nous devons faire remarquer que les grammairiens ont

donné les moyens de former presque tons les tems des verbes samskrits, tandis que le pràkrit n’eu emploie réellement qu’un petit nombre. Nous n’examinerons ici que ceux qui se rencontrent habituellement dans les compositions littéraires, et dont l’emploi est ainsi constaté, c’est-à-dire le présent, le futur et l’impératif. Le pràkrit forme, en outre, des tems en combinant les verbes substantifs bhoâ et as, avec différens participes, de même que nos langues modernes. Les grammairiens n’en ont pas parlé, quoiqu’ils existent incontestablement, ainsi qu’on pourra le prouver dans une dissertation spéciale sur le pràkrit, qui en exposera en détail le système complet (1).

Le pràkrit et le pâli offrent, quant aux principes généraux de la conjugaison, les analogies suivantes. Le duel n’existe plus. La voix moyenne est égalemeut supprimée, et le passif a adopté lesterminaisonsde l’actif (3). Les différentes classes des verbes gardent la caractéristique de chaque classe samskrite. La dixième classe et le causatif éprouvent la même contraction qu’en pâli. Le pràkrit a le même nombre de participes, et comme le pâli, l’infinitif et le gérondif. Le pràkrit emploie en outre deux modes dérivés des verbes, le fréquentatif et le désidératif.

Nous avons remarqué sur le paü, que nous n’avons pas trouvé d’autres formes que cêlles dont nous avons parlé

(1) M. Lasscn est auteur de cc travail , qui paraîtra prochainement.

(1) Quelques grammairiens donnent le moyen; mais nous n’en avons rencontré aucun exemple dans les auteurs.

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