‹ Essai sur le PaliChapitre 98 sur 108 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

dans notre Essai , tout en avouant que l’on pouvait dans d’autres compositions en trouver un plus grand nombre.

Cette remarque se trouve vérifiée sur le pràkrit, à l’occasion de la différence que l’on observe entre la langue théorique en quelque sorte qu’ont faite les grammairiens, et la langue des compositions littéraires. Il est toutefois une différence qu’il ne faut pas oublier. Le pràkrit a été écrit par des auteurs qui connaissaient le samskrit; celte langue a donc dû exercer sur ce dialecte une influence constante. Le pâli, au contraire, a été séparé de sa langue-mère à une époque assez ancienne ; et quoique cenx qui s’en servaient et qui les premiers quittèrent l’Inde, pussent connaître le samskrit, cette langue dut cependant leur devenir promptement étrangère. Sans doute la position géographique de Ceylan , ses relations fréquentes avec la presqu’île, et, s’il faut en croire quelques savans , l’existence de plusieurs livres dans les trois langues, en samskrit, pâli et cingalais, sembleraient prouver que le langage sacré de l’Inde s’est perpétué assez long*-tems dans cette île. Mais il n’en est pas moins vrai que nous pouvons considérer le pâli comme langue morte, du moment où il quitte sa terre natale. Il en résulte que le pâli fut, dcs-lors, soustrait aux influences de sa langue maternelle, et que, quand les formes vieillirent, il fut impossible d’en emprunter de nouvelles au samskrit, ce que le pràkrit put faire, grâce à son séjour dans l’Inde. On ne sera donc pas étonné si ce dialecte , quoique plus moderne que le pâli , offre cependant une plus grande variété de formes.

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i; 8 ESSAI SÜR LE PALI,

Les désinences de l’indicatif présent pour les verbes de la première classe sont :

Singulier.

Pluriel.

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