I . dmi , ami 3. asi 3. adi , ai
âmo , ama , amou.
aha , itthâ. anti , ali.
Des deux formes de la première personne, l’une est identique au samskritet au pâli, l'autre n’en est que peu différente. La deuxième est la même dans les trois langues. La troisième est modifiée suivant le génie du dialecte prâkrit, tandis que le pâli a conservé la désinence du samskrit. La forme ai, que les grammairiens donnent constamment, se trouve à peine dans les textes. Le pluriel âmo, est une altération régulière du samskrit âmah , dont le pâli a, comme nous l’avons vu, supprime le visarga devant les consonnes, et fait âma ; c’est h cette désinence que répond la seconde forme pràkrite ama. Les deux désinences de la seconde personne sont irrégulières ; aha dérive de tha ', d’après l’usage général en prâkrit de remplacer l’aspirée de chacune des cinq classes par le ha. La seconde dérive de la terminaison samskrite tha , par le redoublement de la consonne , le remplacement del’fl par un i ell’alongement de la voyelle finale. Cette forme ne présente aucune analogie avec le pâli , mais elle est d’un usage assez rare. Des deux terminaisons de la troisième personne, la première est identique au samskrit et au pâli ; la seconde en est formée par le retranchement de la nazale. On remarquera l’analogie de cette forme avec celles des verbes samskrits qui ,
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tomme bliouîidjate suppriment la nazale; seulement le pràkrit a donné à cette règle beaucoup plus d’extension.
Quant à l’impératif, les troisièmes personnes adou et antou offrent les memes particularités, relativement au samskrit et au pâli , que celles de l’indicatif présent. La deuxième est a comme en samskrit et en pâli, mais de même que cette dernière langue , le pràkrit a admis la désinence hi irrégulière pour cette classe de verbes, hohi pour bhava , galchtchhâhi pour gatchtchha. La seconde personne du pluriel ne se trouve pas dans les grammaires que nous avons pu consulter. Elle est cependant terminée en adha, ce qui ferait supposer le samskrit atha , tandis que celte langue n’aspire pas le ta. Le pràkrit est donc irrégulier; mais en cela il offre avec le pâli une ressemblance frappante ; alita est , en effet, la deuxième personne plurielle de l’impératif, dans ce dernier dialecte, et le pràkrit en est régulièrement formé par l’adoucissement du lha en dlta.
Le futur pràkrit a conservé, comme le samskrit et le pâli , les terminaisons du présent. La caractéristique sy, se change comme en pâli en ss ; ainsi composée , la désinence se joint au radical par le moyen d’un i, comme karissadi pour karichyati. Mais cela n’empéche pas que le pràkrit n’ait très-souvent gardé la forme première, qui consiste à )d\nàrtsyâmi , etc. , immédiatement à la racine. Mais, dans ce cas, le pràkrit, comme le pâli, fait subir au verbe diverses modifications conformes au génie particulier de ce dialecte. Ainsi le samskrit bhetsyati (de bhid , fendre) devient en pràkrit bhetch tch ltadi ; shtvchyati fait sotchhadi , tandis que le pâli donne sossati.
Quelquefois le pràkrit altère la forme du futur d’une façon qu’on ne peut expliquer que par le rapprochement d’irrégularités semblables, par exemple , dans clatcktc/ihadipoar dâsyati. Dans ces cas, commepresque toujours, le pâli s’est arrêté au premier degré d’altération, tandis que le prâkrit l’a poussée aussi loin qu’elle pouvait aller, en multipliant à l’infini les formes.
Les désinences que nous venons de donner se trouvent dans les grammaires et dans les compositions littéraires. 11 en existe cependant un grand nombre d’autres qui s’éloignent beaucoup plus du samskrit et du pâli , mais qui sont intéressantes à observer, en ce qu’elles montrent les divers degrés d’altération par lesquels a passé le pràkrit, et qu’elles donnent le moyen de rattacher au samskrit les dialectes populaires de l’Inde. Nous en citerons quelques exemples pris parmi ceux qui se représentent le plus fréquemment.
La première personne du futur prâkrit supprime souvent le i et abrège l’a de la désinence dmi. Ainsi les mots donnés plus haut, deviennent sotchtchham, blietch- Ichham, datchtchham. Ainsi pour la première personne du pluriel , les grammairiens donnent un grand nombre de formes, que l’on peut ranger dans l’ordre suivant : dma, dmou , imo , iniou , ima , iliimo. Cet exemple suffit pour montrer le genre d’irrégularités auquel le pràkrit est soumis, et nous dispense de donner les formes des autres personnes qui sont également nombreuses.
Avant de passer aux autres tems, nous devons parler d’une forme irrégulière pour la première personne plu riclle du présent , que l’on ne trouve pas dans les gram-