‹ Essai sur le Pansement au Sérum ArtificielChapitre 17 sur 45 · RANGER · texte numérisé non relu

RANGER

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Notre façon de venir en aidé à la plaie consistera simplement à ne pas augmenter sa tâche, c’est-à-dire à ne pas lui apporter de nouveaux microbes (et peutêtre de dangereux microbes), par un pansement mal stérilisé.

Nous emploierons donc des pansements rigoureusement aseptiques.

Ne peut-on pas cependant espérer lutter contre

l'infection au niveau d’une plaie par des moyens moins grossiers que celui des antiseptiques chimiques ?

Il serait séduisant, par exemple, de traiter une plaie par des sérums doués de propriétés bactéricides et qui cependant ne seraient pas nocifs pour la plaie elle-même.

Nous ne savons pas si ce moyen thérapeutique, en apparence des plus rationnels, a déjà donné des résultats ou même s’il a été essayé.

Jusqu'ici, en effet, les sérums se sont plutôt adressés ‘à l'organisme en général, et nous avons là un nouvel et remarquable exemple de la thérapeutique par « les moyens vivants ».

Les sérothérapies, en effet, peuvent être considérées à un point de vue très général, comme l’apport-de sucs d'organes d’un être vivant résistant, à un autre dont les organes correspondants sont en train de faiblir.

Seulement, dans le cas particulier des sérothérapies, les organes en question sont l’ensemble des organes qui ont les fonctions complexes d’organiser la lutte contre une infection, le sérum n’étant que le suc com-

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