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possible à celle du contenu cellulaire, c’est-à-dire des solutions iso{oniques au contenu cellulaire.
On choisit pour faire ces solutions isotoniques les substances contenues dans les humeurs qui baignent normalement les cellules de l’économie. La principale de toutes est le chlorure de sodium. Une solution contenant en moyenne 7,5 de Nacl pour 1000 contient très sensiblement le même nombre de molécules que les humeurs intercellulaires dérivées elle-même du sérum sanguin. C’est un véritable sérum artificiel. Ce nom de sérum à été donné en 1881 par. Schwartz (de Halle).
Les travaux de Hayem, Vianet (1875), Schwartz (de Halle) (1881), Bouchard (1884), Dastre et Loye (1888), etc, etc, des communications nombreuses à la . Société de Biologie, des discussions à la Société de Chirurgie, ont suffisamment consacré les différents mérites thérapeutiques du sérum artificiel pour que nous y insistions. Et d’ailleurs nous ne devons signaler dans ce travail que son emploi dans le traitement des plaies. |
Toutes les recherches bibliographiques que nous avons pu faire ne nous ont malheureusement pas permis d'établir qui, le premier, eut l’idée d'appliquer le sérum dans le pansement des plaies.
En 19,1, Gottschalk, dans sa thèse de Paris, rapporte des observations de plaies traitées par le pansement au sérum. N'ayant pas trouvé, avant cette année, d’autres exemples de pansements par le sérum,
nous basant en outre sur ce double fait que les observations de Gottschalk ont été prises dans le service du professeur Terrier, et que le pansement au sérum est un pansement aseptique type, un pansement non
nocif par ses qualités d’isotonie, nous avons pensé
reporter la première idée de ce pansement à celui qui à été le grand promoteur de l’asepsie, au professeur Terrier lui-même. |
Cest dire que le pansement au sérum est un pansement de date toute moderne. \
Et à ce propos il est intéressant de faire remarquer que les premières applications thérapeutiques du sérum ont été faites à l'intérieur, en injections souscutanées ou intra-veineuses. On avait l’idée ainsi de ne pas nuire aux éléments cellulaires de la profondeur, on ne songeait pas à ne pas nuire aux éléments cellulaires accidentellement mis à l’extérieur, je veux dire aux éléments cellulaires d’une plaie.
Car au début de l’administration exclusive du sérum par voie sous-cutanée régnait encore en maîtresse la doctrine antiseptique du traitement des plaies, qui n'avait pas pour principal but de ne pas nuire à la plaie mais d’en détruire d’abord les microbes. Ce n’est . que lorsque l’inefficacité et les dangers des pansements inspirés par cette doctrine apparurent clairement que l’on s’en remit à la nature du soin de combattre les microbes, et aux bonnes qualités d’asepsie du pansement de ne pas augmenter cette tâche de défense.
Et le pansement devenant alors quelque chose de
protecteur, on songea à ce que ce quelque chose soit en même temps le plus innoffensif possible. Cest pourquoi l’idée d'appliquer le. sérum aux plaies ne pouvait naître qu’à ce moment là, au moment où la cause de l’asepsie était gagnée.
Ceci pour montrer une fois de plus que les Doctrines régnantes inspirent (et doivent inspirer sinon on retombe dans l'empirisme), les méthodes thérapeutiques.