GOTTSCHALK
Nous trouvons: dans les archives de Médecine des enfants, Paris 1907, page 219, une très intéressante observation communiquée par le docteur Bruch (de Tunis) chef de la Maternité du service des enfants à PHôpital français de Tunis.
Il s'agit d’un phlegmon gangrénenx chez un enfant d’un peu plus d’un an :
OBSERVATION VII à
(Docteur Bruch, de Tunis) :
« Cet enfant avait eu très probablement un phlegmon diffus du cou ayant déterminé un large décollement avec , Sphacèle de la peau. La destruction du tégument laissait à nu toutes les régions antérieureslatérales et une partie de la région postérieure du cou. Le décollement se prolongeait en forme de cul-de-sac, en avant sur la ligne médiane jusqu’au devant du sternum. De ce cul-de-sac coulait encore du pus.
Comme traitement, on fit tout simplement des lavages répétés avec le sérum artificiel (eau salée à 7 pour 1000).
Au bout de deux mois environ, la cicatrisation était complète. Toute la région dénudée, disséquée, était recouverte sans rétraction ni cicatrice rétractile, sauf à droite
sur un tout petit espace. Le succès obtenu par un traite-
ment très simple, dans un cas aussi grave en apparence
est vraiment remarquable. »
Cette observation est accompagnée de deux photographies que nous regrettons de ne pouvoir reproduire et qui montrent d’une façon saisissante d’une part l'aspect du cou de l'enfant lorsqu'il à été apporté à l'hôpital: ce cou a véritablement l’aspect d’une préparation anatomique, et d’autre part l’enfant après sa guérison : aucune apparence de perte de substance,
lPaspect d’une complète « restitutio ad integrum. »
Nous remercions Monsieur le Docteur Bruch de nous avoir autorisé à publier cette intéressante observation. Lui ayant écrit à cette occasion, il nous a
dit que dans son service l’usage du sérum artificiel est q
devenu Courant pour le pansèement des plaies et qu’il n’a qu'à se féliciter des résultats qu’il en obtient, surtout « chez les enfants dont les tissus sont si délicats et si irritables, »
Ces résultats nous semblent dus, comme pour les brûlures, à Pinnocuité du sérum qui laisse à la plaie l'intégrité de ses moyens propres de réparation et de défense. ; | Et, dans le cas particulier des phlegmons, ou d’une façon générale de toute cavité suppurante, nous insistons sur la nécessité d'un bon pansèmenrt absor-
bant et évaporant. Un tel pansement transforme
véritablement une plaie cavilaire, c’est-à-dire une plaie à gravité spéciale par les rétentions purulentes qui la conditionnent, en une plaie en Surface, pour àinsi