‹ Essai sur le Pansement au Sérum ArtificielChapitre 9 sur 45 · LS UE TENT METRE · texte numérisé non relu

LS UE TENT METRE

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RAR, Dan

Ne pourrait-on pas reporter cette notion au traitement des plaies ? Il semble bien, justement, avec les notions que nous avons actuellement sur la composition du milieu humoral de l’économie, que les processus de défense et de réparation demandent, pour se produire avec leur plus grande intensité, une intégrité aussi parfaite que possible de la composition de ce milieu. Pourquoi donc ne pas admettre que le sérum artificiel est plus innoffensif pour les plaies que l’eau bouillie simple, uniquement parce que,

-grâce à sa teneur en sel, ilest plus comparable que

l’eau bouillie aux humeurs qui baignent normalement

. les cellules de l'organisme ?

Certainement on peut objecter qu’il y à encore tout un monde de différences entre l’eau salée isotonique et le sérum humain, qui, lui, ne contient pas que du chlorure de sodium, mais encore d’autres sels d’un dosage très délicat, et en outre, des ferments, des albumines, etc |

Il n'empêche qu’en employant pour le pansement des plaies la solution salée physiologique on à plus de

chances, qu'en employant l’eau bouillie simple,

d’avoir un pansement qui ne nuit pas par ses propriétés chimiques. | | En se basant sur cette idée, il semble donc que

le mieux Cest d'employer du sérum animal même.

Cela a été fait ; et avec de bons résultats nous croyons, pour le pansement des brûlures.

Encore dans ce cas peut on objecter que le sérum

d’une espèce déterminée n’est pas semblable à celui d’une autre espèce. Et les physiologistes ont même: démontré que les sérums ont les uns pour les autres une novicité qui n’est pas négligeable et qui s’exerce notamment sur les globules rouges.

Comme conclusion nous diront donc qu’un pansement ne sera pas nuisible par ses propriétés chimiques si le topique liquide qui l’imbibe est aussi semblable

que possible aux humeurs de l’organisme. }

8° Propriétés physiques :

Nous v’insisterons pas sur le degré d'humidité, | de température que doit avoir un pansement. Il nous FA semble que ce sont des notions ou trop peu connues ou trop évidentes.Par exemple la température devra être celle de l'organisme. Cependant on connaît les bons effets des applications chaudes sur les plaies et le Professeur Reclus a attiré plusieurs fois l'attention sur les bienfaits de l’eau chaude dans la thérapeutique chirurgale ®. Quand au facteur humidité, nous savons qu’il y à deux grandes sortes de pansements :

‘le pansement sec qui s'applique sur les plaies opératoires ou, d’une facon générale sur celles que l’on pense être très peu septiques, et par suite incapables de fournir un grand exsudat. Il y:a en deuxième À SR DER PAE LA P OP A DRE EDG à ne Em La 4

(1) Reczus. — Voir, par exemple, Cliniques de la Charité sur la

Chirurgie journalière 1909.

ag

lieu le pansement humide qui s’applique dans deux cas bien différents.

La première catégorie de cas comprend tous ceux où une règion est le siège d’un éravail inflammatoire menaçant d'aboutir à la suppuration et à l'ouverture spontanée des téguments. On essaie alors, par le pansement humide, de faire avorter cette suppuration. — Parfois aussi la suppuration est commencée, mais n’est pas encore suffisamment avancée pour s’ouvrir à l'extérieur. Dans ces cas on emploie le: pansement

.humideavec l'espoir d'arrêter le processus en évolution et d'amener la résorption du pus qui à commencé à se former. Et pour ces cas encore le Professeur Reclus a montré la supériorité des àpplications chaudes sur les applications froides, et il a notamment signalé les excellents résultats qu’elles permettent d'obtenir dans les affections inflammatoires gynécologiques.

Mais l'emploi du pansement humide dans cette

première catégorie de cas ne doit pas nous retenir longtemps, car ce n’est point, à proprement parler, ‘une thérapeuthique de plaies, puisqu'il n’y a pas plaies, c’est plutôt si lon peut s’éxprimer ainsi, une thérapeuthique « prophylactique » des plaies qui seraient la conséquence, soit de l’évolution naturelle du processus inflammatoire, soit d’une intervention chirurgicale nécessitée par ce processus.

C’est seulement la deuxième catégorie de cas que nous devons étudier, car elle est constituée par la grade majorité des plaies, Les plaies infectées.

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