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FORMATION DES MOTS COMPOSÉS

L'exemple le plus frappant de la formation des mots composés est celui des noms de métier. Ces mots sont formés de la racine zouzou (ab. : zou) homme, et du mol simple, cause ou objet du travail.

Ex

maçon,

zouzou

ndenda

homme

maison

interprète,

zouzou

papo parole

cordonnier,

zou

lama soulier

travailleur,

zou

mare travail

On peut poser en principe que tous les mots composés proprement dits se forment de cette manière :

Ex. : ivoire,

zizi

m^ùala

dent

éléphant

et par abréviation :

zi mltala.

paupière, koko alla

chapeau œil

Nom du contenant, — Le nom du contenant se forme du nom du contenu et de la racine n'ganga : tenir, contenir.

n^ganga oào^ chandelier feu

nganga ngao, tabatière

tabac nganga n^deiida, vérandah

maison

cio* ■ • • •

Mots de formation récente ou d'origine européenne. — Par suite du contact quotidien des Européens, les indigènes orit besoin de mots nouveaux. Comme ils n'expriment pas ce qu'ils pensent — et pour cause — ils cherchent à exprimer ce qu'ils voient, ce qui est moins difficile. Ils prennent généralement TefTet le plus palpable et se servent de la racine ou du mot simple qui l'exprime pour former tous les autres mois. La plupart du temps, ils se contentent même de cette racine ou de ce mot simple.

Les Jkndas nous ont emprunté fort peu de mots. Aux choses nouvelles pour eux, ils donnent un nom formé d'après les règles précédemment énoncées. D'autre part, voici des exemples typiques qui prouvent que les Bandas ne sont pas embarrassés pour si peu.

LA LANGUE BAiNDA 71

baleinière, agba kôôn na mbizou pirogue fer pour blanc

magasin, n' da crldzis

maison (aux) perles

serviette, rouba kouteri sissi

étoffe essuyer visage

Souvent ils prennent le mot français et le prononcent à leur manière.

Ex. : poudre, boudrou capsule, gabzoulou esclave, escaraf

De même, les Bandas ont très peu pris aux autres langues indigènes, et les quelques mots dont ils se servent leur ont été presque imposés, tout d'abord parce qu'ils leur manquaient absolument, et qu'ensuite ils les entendaient quotidiennement. Voici les principaux emprunts :

Dialectes arabes : lambrou, soldat

— mlzéy petite botte

— djozOy grande botte

— fisiliky cartouchière

— izam, ceinture

— sarroual, pantalon

— sandoiikon, cais-^îo.

Bacongo. — mokondji, chef

ligandza (de licanda), papier.

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