ABRÉVIATIONS
a) Abréviations régulières.
Les abréviations sont fort nombreuses elformenl le plus gros écueil dans le début de l'élude de la langue. Cependant il y a des règles générales qui permettent de se rendre un compte exact des abréviations régulières.
Règle I. — Les mots formés de deux syllabes semblables s'abrègent en réduisant le mol à une seule.
Kx. : zoHzou, homme, — ab. : zou.
Règle il. — Les mots formés de deux mois semblables s'abrègent en réduisant le mol à un seul d'entre eux :
\ix. : kassa-kassa, vite — ab. : kassa,
b) Abréviations irréguliéres.
A part les deux cas exposés ci-dessus, il n'y a pas de règles fixes. Quelquefois c'est la dernière syllabe qui s'élide :
Ex. : papo, parler — ab. : pa
Banda guettant le blanc pour prévenir le village de soQ arrivée.
Quelquefois la première :
Ex. : n'denda, maison — ab. : rCda^
Quelquefois même c'est indifféremment la première ou la dernière :
Ex. : guerre, toko se dit aussi to ou ko,
(Afin de ne pas faire double emploi, nous renvoyons le lecteur au vocabulaire où les abréviations sont portées à la suite des mots.)
Déformation par les indigènes, — Les mots bandas, en passant dans la bouche des indigènes étrangers, se modifient, se déforment. La déformation la plus curieuse est celle du mot ouara^ mentir, — qui est le vrai. — Les indigènes l'ont transformé en ouarka, ouaraka, ouorka. Les Européens emploient le mot sous cette forme, si bien qu'il a pris force de loi et qu'il est aujourd'hui couramment employé.
RÈGLES d'euphonie — ÉLISION
Il y a dans la langue certaines règles d'euphonie que voici :
Règle L — Quand deux voyelles se rencontrent, celle qui termine le premier mot s'élide, si le second mot a deux ou plus de deux syllabes :
Ex. : bo indénéy tu aimes b'indéné
iri, sel indigène ; m^birnbi, blanc, m' bimb [i) iri, sel blanc.
Il n'y a pas élision quand le second mot n'a qu'une syllabe, et Texplicalion est simple : Télision changerait complètement le sens de la phrase:
mo ouy je vois
ne devient pas m'ou, car on comprendrait alors mou, parties génitales de la femme.
Règle II. — Quand deux syllabes semblables se rencontrent, Tune d'elles s'élide si le second mot a deux ou plus de deux syllabes :
Ex. ; danser, kounvou tam-tam, ovpi danser le tam-tam, kounv oupi.
Pour l'exception, la cause est la même que celle donnée ci-dessus.
Règle particulière. — Le pronom personnel nous devient Andji dans la conjugaison, devant une voyelle.
Nous partons, A na
Nous voyons, Andji ou et non A ou.