LE PRONOM
Comme dans la plupart des langues indigènes, les mêmes mois servent à la fois de pronoms personnels et de pronoms possessifs.
Ex. : toi, bo, signifie aussi bien : ton que à toi, pour toi, le tien, du tien.
Pronoms personnels .
Je, me, moi : Ama (ab. : ma)
Tu, te, toi : obo (ab. : bo) — (60, abrévation, est presque exclusivement employé).
Il, lui, elle : ouzou si^ zou si (ab. : si). Ce si, le plus généralement usité, s'est déformé et, devenu se, s'emploie couramment.
Nous : A,
Vous : n'existe pas. On désigne nommément les personnes si elles sont peu nombreuses; on se sert des particules de pluralité dans, le cas contraire.
Ils : ouzou si.,. (On ajoute le nombre indiquant la quantité de personnes ou d'objets dont il est question, ou les particules non, bangba, A,
indiquant la totalité, la pluralité, la collectivité, suivant les cas indiqués précédemment].
Remarques. — Ainsi que nous i^avons dit à propos des règles de l'euphonie, bo s'élide devant la voyelle qui suit, et A (nous) devient Anâji.
La locution se pa : il a dit, il dit, s'emploie toujours au commencement d'une traduction, comme avertissement.
Pronoms possessifs. — Les pronoms possessifs sont formés des pronoms personnels, joints au nom de l'objet possédé par la particule na.
Ex. : mon cheval, m'breta na (a) ma ton cheval, m'breta na bo son cheval, rnbreta na si.
Pronoms démonstratifs, — Celui-là, celle-là, cela, se rend par il, pron. pers. si :
Appelle celui-ci, bo l si prends celle-là, zagouiou ère si.
Pronoms conjonctifs ou relatifs, — Les pronoms : qui, lequel, se rendent soit par la particule si, déjà vue, soit par le mot homme zou, quand on peut tourner la phrase.
Pronom impersonnel, — On, se rend par A.
On dit : A pa On travaille aujourd'hui A mare iolo sii
Jeune fille M'Brou.