‹ Essai sur le peuple et la langue banda (région du Tchad)Chapitre 4 sur 43 · VIII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VIII AVERTISSEMENT

entre tous ces dialectes que quelques différences.

La seconde difficulté est celle de Vabréviation à outrance que tous les indigènes emploient et la construction spéciale des phrases faites par les idées noires et pour elles.

Je le répète : le présent travail n'est pas — et ne peut être — complet; c'est un essai, une base sur laquelle pourront s'appuyer avec fruit, je le crois sincèrement, ceux qui voudraient étudier cette race si importante des Bandas.

M. Basset, le savant professeur de la Faculté des lettres d'Alger, promoteur d'un programme d'études scientifiques africaines, m'écrivait en novembre 1902 une lettre fort intéressante que je tiens à signaler parce qu'elle est un peu la défense de mon travail si imparfait et qu'elle montre dans quel esprit il a été composé.

Alger, le 25 novembre d002,

77, rue Michelet — Mustapha.

<( Monsieur,

« La population banda était jusqu'ici inconnue : tout ce que vous pourrez recueillir sur elle sera le bienvenu. En fait d'histoire, il ne faut pas s'attendre à grand'chose : quelques vagues souvenirs, quelquefois inexacts : en dehors des États relativement constitués comme le Ouadai, le Bornou, le Songhaï, le Haoussa, sur les populations immédiatement en contact avec les Musulmans, nous

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