‹ Essai sur le PorhoëtChapitre 19 sur 113 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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Tels étaient donc les faubourgs extra muros, groupés en trois paroisses et dont les titulaires, à l'exception de Sainte-Croix, étaient revêtus de la charge administrative, à tour de rôle et concurremment avec le recteur, de l'église principale de Notre- Dame.

Un édifice considérable et digne de l'importance toujours croissante de la population avait remplacé au XI® siècle la chapelle primitive de Notre-Dame du Roncier. Erigée en siège paroissial par l'évêque de Saint-Malo, cette église était nécessairement de style roman, comme toutes celles de cette époque. Il en reste encore quelques vestiges : à droite du chœur, on voit une petite fenêtre romane et à gauche quelques piliers et chapiteaux du même style. Le sanctuaire vénéré abritait la statue à laquelle on attribuait de nombreux miracles.

Une chapelle était située avec Notre-Dame dans la ville close. Elle avait été offerte à l'Ordre de Marmoutiers. Vers 1130, Donald, évêque de Saint- Malo, donna aux moines de Saint-Martin le droit de « nommer un chapelain pour desservir la chapelle du château (1) ». D'abord sous le vocable de la Vierge, elle fut momentanément érigée en paroisse,

(1) Cartulaire du Morbihan.

3^4 ESSAI SUR I.K POHHOËT.

SOUS le nom de Saiiit-.Miclicl, (jui passa même à une rue.

La tradition lui prête une origine assez vraiseml)lal)le : la chapelle aurait été bâtie pour suppléer, pendant les guerres et les sièges, à Saint-Martin situé hors des murs. En s'y établissant, les moines lui ont communiqué le titre de prieuré ; mais les fonctions curiales n'y ayant été faites qu'en passant, le titre de paroisse n'y est pas resté. On possède, depuis le xvi° siècle, les registres de baptêmes, de mariages et de sépultures des paroisses de ?s'otrc- Dame, de Sainte-Croix, de Saint-Martin et de Saint- Nicolas, mais rien de Saint-Michel : preuve incontestable qu'il n'y avait pas de paroisse de ce nom au moins depuis ce temps. Si cette chapelle appartint primitivement à Saint-Martin, elle était desservie dans les derniers siècles par le clergé de Notre-Dame et jusqu'à la Révolution formait une dépendance de Saint- Jean des Prés. L'édifice présente de petites fenêtres romanes, qui prouvent son antiquité ; il a subi quelques retouches pendant la période ogivale (l).

Aux portes de la ville, en aval, sur la rive gauche de l'Oust, s'élevait un autre établissement religieux,

(1) L'ancienne chapelle est transformée aujourd'hui en hangar et n'a malheureusement plus beaucoup d'apparence.

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