CHAPITRE IV
doute primitivement une simple chapellenie de la seigneurie de Tregranteur. L'étymologie de ce nom breton serait : Treiz, passage ou pas ; garanlec, amoureux : Passage ou pas de Tamoureux. Ses registres depuis 1657 ont été conservés. — Coët-Bugat, voulant dire en breton : le bois de la lessive. Cette trêve remonte à un prieuré dépendant de Saint- Jean des Prés de Josselin. En 1387, elle avait le titre de paroisse, le prieur en était recteur. Malgré une interruption au xyi*^ siècle, les chanoines réguliers conservèrent ce bénéfice jusqu'à la Révolution.
Lantillac — localité très ancienne qui donna son nom à une famille déjà éteinte en 1300.
Quilly — ayant fait partie comme trêve, au xi^ siècle, de rimmense territoire de Serent [Quilir locus. — Gart. Red., 1082) (1); fut érigé en paroisse dans le courant du xv** biècle.
Le Roc Saint-André — ancienne trêve également de Serent ; ne fut érigée en paroisse qu'au commencement du XVII' siècle.
Lizio — dont l'étymologie se rattache au vocable même de l'église dédiée à Notre-Dame du Lis. Détaché de Serent. Le nom d'un village. Le Temple, garde le souvenir d'un établissement de Templiers. La tradition leur attribue aussi l'ancienne chapelle Sainte-Catherine.
Saint-Servan — qui semble avoir été choisie, lors de la restauration religieuse du xie siècle, comme chef-lieu du doyenné de Porhoët, à cause de l'hermitage et du tombeau de saint Gobrien, très vénéré à cette époque (2).
(1) La primitive paroisse de Serent comprenait comme trêves : Quilly, Saint-Guyomard, Lizio, le Roc Saint- André. Le territoire propre de Serent dépendait de la seigneurie de Malestroit.
(2) « En 717, saint Gobrien, évêque de Vanne?, honoré par Dieu du don de guérir du mal des Ardents, quitta son siège et vint ici (près de Saint-Servan et sur les bords de l'Oust) chercher une solitude
Peut-être même le siège de la paroisse fut-il tout d'abord au village qui s'éleva autour de l'oratoire. Saint-Servant vient de ^anclus Servacius (1387).
De l'autre côté de l'Oust, les paroisses du Porho«t, dépendant de Saint-Malo, étaient d'un doyenné qui avait son siège à Lanouée (I) et faisait partie de rarchidiaconé de Porhoët. C'étaient :
Les trois paroisses nord de Josselin : Notre-Dame du Roncier, Saint-Martin et Saint Nicolas.
Guillac — remontant probablement au viii° siècle. On en trouve trace plusieurs fois dans le courant du ix^ siècle, sous le nom de Gillac ou Giliac (Gart. Red.) son territoire était alors très étendu. L'appellation du Temple, laissée à un village, porte à croire que les moines chevaliers eurent là une propriété, comme du reste l'Abbaye aux Oies révèle la présence d'un établissement ayant probablement appartenu à l'abbaye de Redon. Saint-Jean des Prés de Josselin se trouve dans Guillac. Oa désignait aux xvii*^ et xvuie siècles, sous le nom de Glac, une étendue de pays comprenant le Bas-Glac (paroisse de Guillac) et le Haut- Glac (qui renfermait les paroisses de la Groix-Helléan et d'Helléan).
Montertelot, sa trêve depuis le xvi« siècle, avait été primitivement paroisse. Son nom aurait été tiré de Mouster- Saint-Laur. Elle était du doyenné de Beignon, archidiaconé de Porhoët.
pour se préparer à la mort. Il y reçut les derniers sacrements de la main de son successeur, rendit son âme à Dieu le 3 novembre 725 et fut inhumé dans son territoire. » L. M.
(1) Taupont était la seule paroisse du doyenné de Lanouée indépendante du Porhoët ; elle faisait partie de la seigneurie de Ploërmel.