‹ Essai sur le PorhoëtChapitre 67 sur 113 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Hélène Mingart, n'a qu'à manifester la pensée d'installer dans sa ville natale une communauté de son ordre, pour qu'aussitôt elle en obtienne le consentement (1639). Malheureusement, l'agrément de la suzeraine, Marguerite de Hohan, encore mineure, fut plus long à obtenir ; il fallut attendre jusqu'en 1646 pour envoyer de Dinan les cinq religieuses chargées de la création. Elles s'établirent non loin des Carmes et sur la même paroisse (1). , En 1677, c'est dame Suzanne du Guémadeuc,

ancienne prieure de Locmaria en Plumelec, qui installe, à la sortie du faubourg Saint-Nicolas, un prieuré de l'Ordre de Saint-Benoit, connu depuis, sous le nom d'établissement du Mont Cassin. La très illustre princesse. Madame Marguerite, duchesse de Rohan, à titre de comtesse de Porhoët, appose sa signature à l'acte de fondation et autorise par là dame du Guémadeuc à « faire édiffier et construire ladite église et le couvent à ses frais et dépans »,

(1) Elles descendirent d'abord dans une maison qui servait d'hospice aux Carmes, située vis-à-vis Tune des portes de la ville, dans le faubourg Saint-Martin ; puis les bases du nouveau monastère furent jetées à l'est de la maison appelée le Chapeau Rouge, et au nord de la promenade actuelle. L'église fut dédiée à Notre-Dame sous le Mm titre de l'Ave Maria. Le tout, avec un jardin situé au nord, formait un enclos respectable (Lk Mené, Bulletin delà Société Polymathique du Morbihan).

L'importance du monastère grandit rapidement. Des lettres royales furent enregistrées au Parlement de Rennes en 1639.

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<( au lieu proche la vilh; (;t le l'auhourji^ Saint-Mcolas, nonimô Longuerayc, acquis depuis jieu par Messire Sébastien du Guéniadcuc, conseiller du roi, seigneur évoque de Saint-Malo, abbé de Saint-Jean des Prés et de la Noë ». Le nom du Longueraye fut changé en celui du Mont Cassin du Guémadeuc, et le roi donna son approbation. Ce prieuré fut érigé en abbaye en 1082. Le monastère comprenait église, maison, cours, jardins, etc. (1).

Trois abbesses se succédèrent de 1682 à 1739 : Suzanne du Guémadeuc, la fondatrice, sœur de l'évêque de Saint-Malo ; Eléonore du Guémadeuc, nièce de celle-ci, et Thérèse de Faramus. Le titre abbatial fut supprimé en 1739 et la maison devint simple prieuré comme à l'origine.

Des prédicateurs étrangers se firent entendre du haut de la chaire ; un de ceux-ci organisa à Sainte- Croix (1637) une confrérie du Rosaire à laquelle s'inscrivirent des frères et des sœurs en grand nombre.

Il n'est donc pas extraordinaire que, pour accroître la vitalité d'une foi si intense, la Vierge, déléguée par la Providence, ait daigné se révéler à Josselin, dans la plénitude de ses grâces ; elle fit des prodiges. Aux cris de repentir et d'amour, elle répondit par des effets tangibles : des miracles.

(1) Le Mené, Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan.

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