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social rompu, cet équilibre qu'il faut maintenir à toute force pour voir la République prospere. Une des classes de la nation, celle qui par exemple se sera livrée avec le plus d'acharnement à ce commerce des derniers captera à son profit les biens et l'influence de tous, et ce sera le chaos, l'anéantissement. C’est à cette époque un peu ce qu'avait fait l'Eglise, et Bodin ne craint pas de le dire et de l'en blâmer. «Il a été nécessaire de faire injonction aux ecclésiastiques, de vider leurs mains des héritages et biens immeubles délaissés à l'Eglise en certain temps, sous peine d’être confisqués ». D'autres avaient également pensé comme lui et Edouard Ie" d'Angleterre n'avait pas craint de rendre un édit aux termes du quel il défendit à tous gens d'Église d'acquérir aucun immeuble. Charles V dans les Pays-Bas ne s'était pas montré plus tolérant. Et si à d’autres époques on se montra plus respectueux des avantages de l'Eglise, le pouvoir royal s'appesantit souvent avec une triste rigueur sur des castes qui avaient pratiqué non sans profit le commerce de l'argent, les Templiers et les Juifs.
Les spectacles affligeants qu'il avait été donné à Bodin de contempler ne contribuérent probablement pas peu à l’affermir dans ses vieilles croyances et à lui faire chercher à des maladies sociales véritables. le remède là où il ne devait pas le rencontrer. S'il s'était placé plus haut, s’il se füt contenté d'envisager le prêt au point de vue de ses effets purement économiques, nul doute qu'il se fût rapproché davantage de Dumoulin