‹ Essai sur le principe de populationChapitre 116 sur 368 · CHAPITRE VIL— des obstacles a la popclatiok es ehaxce. (Suite · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL— des obstacles a la popclatiok es ehaxce. (Suite

Je n’ai pas jugé convenable de changer les calculs et les conjectures du chapitre précédent, quoique les comptes-rendus des préfets pour l’an IX, et quelques-uns de ceux qui ont été publiés depuis en 1X15 par le gouvernement , aient donné une proportion des naissances plus petite que celle que j'avais crue probable, premièrement parce que ces tableaux ne contiennent pas les premières années de la révolution, pendant lesquelles il y a lieu de supposer que l'encouragement au mariage et le rapport des naissances ont été plus grands; secondement, parce que ces tableaux semblent encore pleinement établir le principal fait que j’avais en vue d’expliquer dans ce cbapitrc-là, savoir, que la population de la France n’avait pas diminué malgré les pertes soutenues qu’elle avait éprouvées pendant la révolution, bien qu’à la vérité cela ait pu être effectué par une diminution proportionnée de morts plutôt que par une augmentation de naissances.

Selon les comptes-rendus de l’an IX, le rapport des naissances, des morts et des mariages à la population toute entière sont les suivants :

Naissances. Morts. Mariage»-

Mais dans le fait ce ne sont que les rapports d'un an, d’où l’on ne

■ Aujourd'hui, nous le ré|iéloiis , Maillais aurait de nombreux documents à consulter. Il faut rendre cette justice aux administrations, qu'elles lisent d’une manière convenablede leurs renseignements, Malthus aurait fait surtout uneample provision de faits dans le premier voluincVIc la grande statistique, (Territoire cl Population) publiée sous la direction de M. Moreau de Jonnès ; et il nous eût laissé une savante appréciation de toutes ces laborieuses productions. (Jph. G.)

' Voyez la note * de M. Prévost de Genève, dans sa traduction de cet ouvrage , (p.225).M. Prévost croit probable qu'il y a quelques omissions dans le tableau des naissances, des morts et des mariages pour l'an IX. Il montre de plms, que la population de la lieue carrée pour l'ancienne France devrait être 1,014 et non 1,086. .Mais s'il y a lieu de croire qu'il y ait eu des omissions dans les registres et que la population y soit exagérce, les rapports seront fort differents de ceux qui sont donnés ici. (Note de l’auteur.)

Cette note que l'auteur cite sur la première traduction de 1809(p.88), est la même qui se trouve aux pages 91, 92, 95 de celle-ci (18113). (.Vole des traducteur!.)

1 Vujii aussi la oulc de la Un du chapitre*, p. ‘233. Jph G .)

peut tirer de cooclusiun certaine. Ils sont aussi appliqués il une population qui dépasse environ de 5 ou 4,000,000 celle de l’ancienne France, et ce surplus peut avoir eu toujours un rapport plus petit des naissances, des morts et des mariages ; de plus, il parait très probable, d’après quelques articles de l’analyse des procès-verbaux, que les registres n’ont pas été tenus avec beaucoup de soin. D’après cela , on ne peut les considérer comme prouvant les conséquences qu’on tire des nombres qu’ils contiennent.

L’an XI, selon la Statistique élémentaire de Peuchet, publiée depuis son Essai, on établit une recherche , par ordre de M. Chaptal , dans le but exprès de reconnaître et de calculer le rapport des naissances il la populaliou; et une telle recherche, faite si peu de temps après les comptes-rendus de l’an IX, prouve assez clairement que le ministre ne considérait pas ces listes comme correctes.

Pour atteindre le but qu’on se proposait, on lit choix des communes de 30 départements, pris sur toute la surface de la France, qui semblaient devoir fournir les résultats les plus exacts. Ces résultats pour l’an VIII, l’an IX et l’an X, ont donné les rapports suivants : pour les naissances, de 1 à 28 33/100; pour les morts, de 1 à 30 9/100; et pour les mariages, de 1 à 152 78 i 000.

M. Peuchet remarque que le rapport de la population aux naissances y est beaucoup plus grand qu’on ne l’avait précédemment supposé; mais que comme ce dernier calcul a été fait d’après un dénombrement effectif, il pense qu'on doit l’adopter de préférence.

Les tableaux publiés par le gouvernement en 1813 font monter la population de l’ancienne France à 28,780,911, nombre qui, comparé il 28,000,000 (estimation de l’an IX), indique un accroissement d’environ 800,000 en 1 1 ans, de 1802 à 1815.

Les tableaux des mariages n’y sont pas donnés, et ceux des naissances et des morts ne s’y trouvent que pour 30 départements.

Dans ces 30 départements, pendant les 10 années de 1802 à 181 1, le nombre des naissances monta en tout il 3,478,009, cl celui des morts à 4,090,837; ce qui indique, dans une population de 10,710,719, un rapport des naissances de 1 à 30 1/2, et des morts de I à 33 1/2.

Il est naturel de supposer qu’on avait choisi ces 30 départements parce qu’ils avaient montré le plus d’accroissement.

Il égale en effet h peu près celui qui eut lieu dans tous les départements depuis le dénombrement fait l’an IX; et par conséquent la population des autres départements doit avoir été presque stationnaire. De plus, on peut conjecturer avec raison qu’on ne publia pas

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