‹ Essai sur le principe de populationChapitre 124 sur 368 · CHAPITRE IX. — nss obstacles a i.a population en asgletebre. [Suite · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. — nss obstacles a i.a population en asgletebre. [Suite

Les comptes-rendus dans l’acte de population en 1811 présentent des résultats extraordinaires. Ils montrent une grande accélération de progrès et une grande amélioration dans la santé du peuple, malgré l'accroissement des villes et de la partie de la population occupée à des travaux de manufactures. Ils fournissent ainsi un autre exemple frappant de la facilité avec laquelle la population croit et surmonte presque tonte résistance, quand les ressources d’un pays croissent rapidement.

Le montant de la population en 1800, donné dans les registres avec les rapports des naissances, des morts et des mariages, a fait voir que la population s’est accrue, pendant quelque temps, d’après un taux plus élevé que celui qui résulterait d’un rapport des naissances aux morts comme 4 à 5, avec une mortalité de 1 à 40.

Ces rapports ajouteraient 1/120 par an à la population d’un pays, et s’ils devaient continuer, il arriverait, d’après la table 11 d'Euler (donnée ci-après au chapitre de la fécondité des mariages), que la population doublerait tous les 85 ans 1/2. C’est un taux tel, que dans un pays riche et bien peuplé, ou doit s’attendre à le voir plutôt diminuer que croître; mais au lieu d’une telle diminution, il parait que jusqu’en 1810 il s’est considérablement accru.

En 1810, selon les tableaux de chaque paroisse, avec les additions de 1/30 pour les soldats, les marins, etc., la population de l’Angleterre et du pays de Galles a été estimée à 10,488,000', nombre qui, comparé à 0,108,000 (celui de la population en 1800, estimée de la même manière), montre un accroissement de 1,520, (MH) en dix ans.

Dans le cours de dix ans, les baptêmes enregistrés s’élevèrent à 2,878,000, et les sépultures s’élevèrent à 1,950,180. l’ar conséquent, l’excès des naissances fut de 928,717, ce qui est beaucoup moins que l’accroissement qu’indiquent les deux dénombrements. Celle différence pourrait provenir, soit de ce que le dénombrement de 1 800 a été audessous de la vérité, soit de ce «pie les registres des naissances et des sépultures ne sont pas assez exacts, ou de l’action combinée de ces deux causes; car il est évident que, si la population en 1800 eut été estimée correctement, et si les registres eussent contenu toutes les naissances et toutes les sépultures, la différence eut outrepassé l’addition réelle à la population au lieu d’être moindre; car elle devrait

' Yov. les extraits de population publics en tS!l et les utiles observations préliminaires de H. Rickmann. (Aote de l'auteur.)

obstaci.es a la population en angleterbe. l’emporter précisément du nombre des personnes mortes au-dehors dans les années de mer et de terre, etc.

Il y a lieu de croire que les deux causes ont eu part à l’effet observé, quoique la dernière, c’est-à-dire le peu de soin mis aux registres, ail eu sans doute une beaucoup plus grande influence.

En estimant la population pendant tout le siècle les naissances ont été supposées avoir en tout temps le même rapport à la imputation. On a vu qu’une telle supposition pourrait souvent mener à une estimation très peu exacte, de la population d’un pays à des époques différentes et éloignées. Néanmoins, comme ou sait que la population a crû avec grande rapidité de 1800 à 1810, il est probable que le taux des naissances n’a pas beaucoup diminué pendant celte période. Mais si, prenant le dernier dénombrement pour exact, nous comparons les naissances de 1810 avec celles de 1800, nous en verrons résulter un taux plus grand en 1800, que celui qui est donné dans le dénombrement pour cette année.

Ainsi la moyenne des naissances pour les cinq dernières années jusques à 1810 est 207,000, et la moyenne des naissances de cinq ans jusques à 1800 est 205,000. Mais 207,000 esta 205,000, comme 10,188,000 (population de 1810) est à 9, 287, (XX), qui doit donc être la population de 1800, si le rapport des naissances est supposé le même, au lieu d’être 9,108,000, résultat du dénombrement; de plus, il est à remarquer que l’accroissement de la population de 1795 à 1 800, d’après la table, est extrêmement petit, en comparaison de celui qu’on trouve pour la plupart des périodes de cinq ans qui ont précédé. En léger coup d'œil jeté sur les registres suffit pour montrer qu’il était plus probable que le taux des naissances pour les cinq années qui ont suivi 1795, en y comprenant les nombres moindres pour 1796 et 1800, serait au-dessous, plutôt qu’au-dessus, de la moyenne, Par cette raison, ainsi que par l’impression générale que produit l’ensemble des laits, il est probable que le dénombrement de 1800 était au-dessous de la réalité; l’on peut donc porter la population de cette époque sans erreur à 9,287,01X1 au moins, c’est-à-dire à 19,000 de plus que celle qui est fournie par les comptes-rendus.

Mais dans cette supposition même, ni l’excès des naissances sur les morts daus tout l’espace de dix ans, ni le rapport des naissances aux morts, tel qu’il est donné dans les registres, ne peuvent expliquer un

1 Yoy. la table de population pour un siècle, p. 23 des observations préliminaires aux extraits de population, imprimés en 18H. (.Y../c de l'aulcur.)

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