EFFETS DES ÉPIDÉMIES SUE LES REGISTRES
à 1756 inclusivement , le rapport moyen des naissances aux décès des premières 50 années fut de 1-18 à 100; dans les dernières 50 années, de 127 à 100; dans les 60 années ensemble, de 156 à 100. Dans quelques-unes des périodes de 5 ans, il s'éleva jusqu’à être de 171 et 167 à 100; dans d’autres, il tomba jusqu’à celui de 1 18 et 128 à 100. Pendant 5 années finissant en 1726, la moyenne annuelle des naissances fut 7,012; pendant o années Unissant en 17 16, elle fut 6,027. De ces données, si l’on calculait d’après les naissances, on inférerait que dans cet espace de 20 années la population avait été en décroissant. Mais le rapport moyen des naissances aux décès durant cette période prouve au contraire qu’elle s’accrut considérablement, et cela nonobstant quelques années d’épidémies. Il faut donc nécessairement que le rapport des naissances à la population totale ait changé. Un autre intervalle de 20 années donne le même résultat, tant pour les naissances que pour les mariages. Les rapports extrêmes des naissances aux mariages sont 51 à 10 et -12 à 10; et la moyenne environ 58 à 10. Les 5 années commençant en 1757 furent, comme dans les autres tables, des années fatales et destructives.
Dans le duché de Magdehourg1, pendant 6-1 années terminées en 1756, le rapport moyen des naissances aux décès fut de 125 à 100; dans les 28 premières années de la période, de 1 12 à 100; et dans les 51 dernières années, seulement de 112 à 100. Pendant une période de 5 années, il s’éleva jusqu’à être de 170 à 100; et dans deux périodes les morts surpassèrent les naissances. De légères, mais fréquentes épidémies, se manifestent dans cette table. Dans les cas où il s’en trouve trois ou quatre dans des années consécutives et où la population en est diminuée, elles ne manquent point d’étre suivies d'une augmentation de mariages et de naissances. Les rapports extrêmes des naissances aux mariages sont 42 à 10, et 5-1 à 10; et la moyenne des 54 années est 50 à 10. Sussmilch remarque sur cette table, que le nombre moyeu des morts indique une population augmentée d’un tiers de 1715 à 1720, mais que les naissances et les mariages indiqueraient au contraire une population stationnaire ou même décroissante. Eu tirant ce résultat des tables, il fait usage des 5 années d’épidémies finissant avec l’année 1759, pendant lesquelles les mariages et les naissances semblent avoir diminué.
Dans la principauté de Halbcrstadt", le rapport moyen des naissances aux décès pendant 68 ans finissant avec l'année 1756, fut de 124 à
' Sussmilch, vol. I, talées, p. 103. — 1 Ibid., p. 108.