LIVRE II — CHAPITRE XII
100; mais dans quelques périodes de 5 années, il s'éleva jusqu’à être de 160 k 100; et dansd'autres, il tomba jusqu’à celui de 110 à KH). L'accroissement pendant la période entière des 68 ans fut considérable; et toutefois, pendant 5 années finissant en 1725, le nombre moyen des naissances fut 2,818; et pendant -t années finissant en 1750, ce nombre fut 2,628; d’où il semblerait suivre qu’en 27 ans la population avait considérablement diminué. La même apparence se présente si l’on consulte la table des mariages pour une période de 52 ans. Dans 5 années finissant en 1 7 1 8, il y en a eu 727 ; et dans 5 années finissant en 1750, on en trouve 689. Le rapport des décès de ces deux courtes |>ériodes aurait attesté un accroissement considérable. Les épidémies paraissent avoir été fréquentes; toutes les fois qu’elles ont été assez fortes pour que les morts aient surpassé les naissances, elles ont été suivies immédiatement d’un nombre de mariages plus grand que de coutume; et au bout de peu d’années d’un rapport croissant de naissances. Le plus grand nombre de mariages que présente la table tombe sur l’année 1751, après l’épidémie de 1750, [vendant laquelle les morts avaieut surpassé les naissances de plus d’un tiers; et les 4 ou 5 années suivantes sont celles qui offrent le plus grand rapport des naissances. Les rapports extrêmes des naissances aux mariages sont 12 à 10 et 51 k 10; la moyenne pour les 68 années est de 58 k 10.
Les autres tables offrent des résultats semblables, mais ceux que je viens d’indiquer suffisent pour montrer les variations qui se présentent continuellement dans les rapports des naissances, des mariages et des décès, k la population totale.
De (uus les rapports , le moins variable est celui des naissances aux mariages. La raison en est manifestement que ce rapport dépend principalement de la fécondité des mariages, laquelle ne peut éprouver de très grands changements. Il est même bien difficile de croire que la fécondité des mariages puisse varier autant que le rapport des naissances aux mariages varie dans les tables. Mais aussi cela n'est pas nécessaire k supposer, parce qu’il y a une autre cause qui doit contribuer k produire ce dernier effet. Les naissances contemporaines des mariages, pour une année particulière quelconque, appartiennent principalement aux mariages contractés quelques années auparavant. Par conséquent, si pendant 5 ou 6 années le rapport des mariages se trouve être considérable, et qu’à la suite de cette période il survienne accidentellement.
' Slissmildi, vol. I, tables, p. tOS.