LIVRE II. — CHAPITRE XIII
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permet une distribution plus équitable des produits de la terre; lespestes, les maladies violentes, les famines sont plus rares et moins funestes.
Quant aux obstacles privatifs, ou aux causes qui préviennent l'accroissement de la population , il faut convenir que celle de ces causes que nous avons désignée par le nom de contrainte morale' n'a pas, dans l’état actuel de la société, beaucoup d'influence sur les liommcs. Je suis cependant persuadé que, sur les bommes meme, cette influence est plus grande dans les Etals civilisés de l'Europe que dans ceux qui sont encore à l'état sauvage. El tout au moins on ne peut douter que le nombre des femmes qui pratiquent cette vertu ne soit bien supérieur de notre temps, dans celte partie du monde, il ce qu'il était autrefois et à ce qu’il est encore chez les peuples moins civilisés. Mais quoique l’on puisse en penser; si l'on envisage d'une manière générale, et indépendamment des conséquences morales, la contrainte que l'on s’impose a l’égard du mariage, en y comprenant essentiellement tous les cas où les mariages sont arrêtés par la crainte d'être chargé de famille, on peut dire avec assurance que cet obstacle est celui qui, dans l’Europe moderne, agit avec le plus de force pour contenir la population au niveau des moyens de subsistance*.
1 I.c lecteur voudra bien se rappeler te sens limité que j’attache à ce mot. {fiole de l'auteur.)
* Il est bon, en étudiant Mallhus, de rapprocher ce chapitre : rontéquenees gè~ rurales, du premier où l’auteur pose le» deux propositions, arithmétique et géométrique. Ce sujet est repris dans VAppendicede l'auteur et dans le travail final des traducteurs. {Jph. G.)
DES SYSTÈMES D'ÉGALITÉ