‹ Essai sur le principe de populationChapitre 154 sur 368 · CHAPITRE PREMIER. — des s\ stères d'écauti! 1 ; Wallace Condorcet · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — des s\ stères d'écauti! 1 ; Wallace Condorcet

En contemplant, comme nous venons de le faire, l’état passé et présent du genre humain, sous un point de vue relatif h notre sujet, on ne peut s'empêcher d’être surpris que les écrivains qui ont traité de la perfectibilité de l’homme ou de l’étal social, et qui ont pris en considération la force du principe de population, n’aient donne il ses effets qu'une attention légère, et se soient accordés à envisager les maux qu’il entraîne comme placés à une distance presque infinie. M. Wallace même*, à qui l’argument tiré de ces maux paraissait assez fort pour renverser son système d’égalité, semble n’avoir pas cru qu’il pût naître aucune difficulté de cette source, jusqu’à ce que la terre entière fût cultivée comme un jardin et qu'il devint en conséquence impossible de rien ajouter à ses produits. Si tel était l'état des choses, et si, sons d’autres rapports, un beau système d’égalité était susceptible d’être réalisé, je ne pense pas que la perspective d’une difficulté si éloignée dût refroidir notre zèle pour l’exécution d’un plan utile. On pourrait, sans témérité, confier aux soins de la Providence le remède à des maux placés à une si grande distance de nous. Mais le fait est, si ce qui précède a quelque vérité, que le danger dont il s’agit n’est pas éloigné, qn’il est au contraire prochain et imminent. A toute époque, pendant que la culture

* Le lecteur jugera si la pensée géuérale de Mallhus n'eût pas été mieux traduite par le mot communauté. [Jph. G.)

* Wallace, Dissertation on population.... Cet ouvrage a été traduit en français, sons le titre : Dissertation historique et politique sur la population des anciens temps , comparée à celle du wîlre, dans laquelle ou prouve qu'elle a clé plus grande autrefois que de nos jours. Traduit par M. E., 1 vol. in-S", 1769. On y trouve des renseignements sur les dépenses domestiques des anciens. (Jph. G.)

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