‹ Essai sur le principe de populationChapitre 174 sur 368 · I-OIS SUR LES PAUVRES · texte numérisé non relu

I-OIS SUR LES PAUVRES

roisses un grand nombre de personnes qui se croyaient au-dessus du besoin.

Si l’on doublait tout-h-coup la fortune de tous ceux qui ont cent livres sterling de revenu annuel, l’effet qui en résulterait sur le prix des grains serait lent et peu considérable; mais si , dans tout le royaume, le prix du travail était doublé, l’effet pour hausser le prix des grains serai! grand et rapide. Les principes généraux en cette matière ne peuvent être contestés, et l’on ne doutera pas que les distributions dont nous nous occupons n’aient agi puissamment en ce sens, lorsqu’on se rappellera qu’avant la dernière disette, la somme levée pour les pauvres était estimée de trois millions sterling, et qu'en 1801 elle a été, h ce qu’on assure, de dix millions sterling. Un poids additionnel des sept millions sterling mis dans la balance' et appliqué exclusivement aux objets de subsistance, joint h une grande augmentation dans le prix des salaires en diverses parties du royaume, augmenté d’ailleurs par d’énormes sommes de charités volontaires , doit avoir eu un puissant effet sur le prix des objets de première nécessité, si l'on peut donner confiance aux principes les plus clairs que confirment toutes les apparences. Un homme et sa famille ont reçu, h ma connaissance, quatorze shellings par semaine de leur paroisse. Leur gain ordinaireétaitdedix sheilings par semaine, et par conséquent son revenu pour le même temps était de trente-quatre shellings. Avant la disette, il avait coutume d'acheter chaque semaine un hushel de farine, peut-être au prix de huit shellings ; il avait ainsi deux shellings de reste pour d’autres emplois. Pendant la disette, il faisait la même provision h un prix triple, il payait trente-deux shellings pour son bushel de farine, et avait, comme ci-devant, deux shellings de reste. Des cas pareils n’auraient pas pu devenir universels, sans élever le prix du froment beaucoup audelà de la limite qu’il a atteinte dans la cherté. Mais ces cas n'étaient pas rares; et le système de régler les secours sur le prix des grains était général.

Si la circulation du pays s’était toute faite en espèces, dont ta masse

' Voyez une brochure publiée en Novembre 1800, sous ce titre : A n investigation, etc. Recherche de la cause du haut prix actuel des denrées. On a cru que c'était une recherche sur les causes de la disette. Sous ce point de me, cet écrit a ilii paraître incomplet puisqu’il ne traite que d'une seule cause. Mais le seul but qu’on s’y est propose est d’indiquer la principale raison du haut prix des denrées, comparé au degré de leur rareté, en admettant le déficit d’an quart, comme il est établi dans la lettre du Une de l’ortland; estimation que je suis porté à envisager comme très rapprochée de la vérité. [Note de l'auteur )

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