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CHAPITRE XL— des lois sl'r les grains. primes a l'exportation

On remarque que quelques pays, auxquels leurs terres offrent de grandes ressources et qui ont évidemment le pouvoir d'entretenir une population rapidement croissante des produits de leur propre sol, sont toutefois dans l’habitude d'importer une grande quantité de grains étrangers, et sont devenus dépendants d’autres États pour une partie considérable de leur provision en ce genre.

Les causes qui amènent cet état de choses semblent être principalement les suivantes :

Premièrement, les obstacles, quels qu’ils puissent être, que les lois, les constitutions et les coutumes d’un pays mettent à l’accumulation des capitaux sur la terre, et qui ne s’opposent pas avec la même force à l’emploi croissant des capitaux dans le commerce et les manufactures.

Dans tout État où le système féodal a prévalu , il y a des lois et des coutumes de celte espèce qui arrêtent la libre division et l’aliénation de la terre sans arrêter celle des autres propriétés, et rendent souvent les préparatifs nécessaires pour l’extension de la culture à la fois très difficiles et très dispendieux. Les améliorations, dans ces pays-là , se font principalement par les tenanciers, dont un très grand nombre n’ont point de baux, ou du moins point de baux à long terme. Et bien que leur richesse et la considération qu’ils méritent se soient fort accrues dans le cours de ces dernières années, il est impossible de les mettre sur le même pied que des propriétaires entrepreneurs; de leur donner la même indépendance et les mêmes encouragements k employer leur capital avec ardeur qu'en ont naturellement les commerçants et les fabricants.

Secondement, uu système de taxation directe ou indirecte, de nature k peser lourdement sur l’agriculture ou par une répartition inégale, ou parce qu’en vertu de quelque circonstance particulière, le commerce et les manufactures peuvent plus aisément en supporter le poids.

On convient généralement qu’une taxe directe sur le blé du pays, si elle n’est pas contrebalancée par nne taxe correspondante sur le blé étranger qu’on importe , peut être nuisible au point de détruire d'un coup la culture du blé et de forcer le pays où elle serait établie k importer la totalité de celui qu’il consomme. Le même effet aurait lieu d’une manière partielle, si par un système de taxes indirectes, on élevait le prix général du travail, tandis que, par diverses causes , la valeur, mais non la quantité, de toutes les exportations, pourrait se trouver accrue. Les causes susceptibles de produire ce dernier effet

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