‹ Essai sur le principe de populationChapitre 231 sur 368 · SI · texte numérisé non relu

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adonnée au commerce, les pauvres auraient fort peu amélioré leur sort ; et en conséquence la population resterait stationnaire on croîtrait fort lentement.

Le sort du pauvre ouvrier, en supposant qnc ses habitudes ne changent pas, ne peut être essentiellement amélioré que si on le met en état de se procurer plus de denrées alimentaires. Mais cet avantage est par sa nature précaire et à temps; il a donc réellement moins d’importance pour lui qu’un changement dans ses habitudes qui acquiert de la permanence. Les manufactures, en inspirant le goût du bien-être et de quelques jouissances, produisent dans les habitudes des pauvres ouvriers un changement favorable au bonheur. Peut-être que cet effet compense les inconvénients qu’elles entraînent. Les hommes qui composent la classe laborieuse de la société, chez les nations purement agricoles, sont en tout plus pauvres que chez les nations manufacturières, mais ils sont moins exposés aux variations qui ont lieu chez celles-ci, et qui les jettent dans la plus cruelle détresse. Du reste, les considérations relatives à un changement d’habitudes dans la classe des pauvres appartiennent plus proprement à une partie subséquente de cet ouvrage.

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